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Près d'un Francilien sur cinq trop exposé aux nuisances aériennes

9 Franciliens sur 10 sont exposés à des niveaux de bruits supérieurs aux recommandations de l'OMS.

9 Franciliens sur 10 sont exposés à des niveaux de bruits supérieurs aux recommandations de l'OMS. - AFP

Selon l'observatoire du bruit en Ile-de-France, 16% de la population francilienne serait exposée à un bruit aérien supérieur aux recommandations de l'OMS chaque jour.

Les Franciliens trop confrontés au bruit lié au trafic aérien. C'est du moins ce qui ressort d'une cartographie réalisée par l'association et observatoire du bruit en Ile-de-France, Bruitparif. Selon ses observations, près d'un habitant de la région sur cinq serait exposé à des nuisances sonores supérieures aux valeurs guides de l'OMS (Organisation mondiale de la santé).

Dans son rapport publié le 10 octobre dernier, l'OMS recommande en effet de ne pas dépasser des niveaux d'exposition de plus de 45 décibels Lden (niveau de bruit moyen pondéré sur une journée) et de 40 décibels Ln (niveau de bruit moyen sur la période nocturne).

Mais selon la cartographie de Bruitparif, 1.9 million de Franciliens (16% de la population) sont exposés au-delà de ces valeurs en journée, comme démontré par la carte ci-dessous.

Les niveaux sonores sur l'Ile-de-France en décibel sur la journée
Les niveaux sonores sur l'Ile-de-France en décibel sur la journée © Bruitparif, DGAC, AdP, IAU-IdF

La nuit, 1.2 millions de Franciliens sont concernés, soit 10% de la population. Cette étude se base notamment sur les zones potentiellement survolées à moins de 2500 mètres.

Dans la zone Nord de l'Ile-de-France qui regroupe les aéroports de Paris Charles-de-Gaulle et Paris-Le Bourget, 1.4 millions de personnes seraient concernées la journée, et 1 million la nuit.

Dans le secteur plus au sud où se situe l'aéroport d'Orly, les trop fortes nuisances touchent respectivement 480.000 et 180.000 personnes.

Les niveaux sonores en Ile-de-France en décibel sur la période nocturne
Les niveaux sonores en Ile-de-France en décibel sur la période nocturne © Bruitparif, DGAC, AdP, IAU-IdF

D'ici la fin de l'année les agglomérations concernées par ces nuisances aéroportuaires devront revoir leurs cartes stratégiques de bruit dans le cadre de la directive européenne 2002/49/CE qui prévoit l'obligation d'élaborer des plans de prévention du bruit dans l'environnement (PPBE) autour de ces zones. En France la valeur limite réglementaire est de 55 décibels Lden et ce, peu importe la taille de l'aéroport ou de l'aérodrome.

En avril 2017 les riverains des aéroports franciliens excédés par le bruit avaient déjà saisi le Conseil d'Etat estimant que cette directive européenne n'était pas respectée.

Manon Fossat