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Philippe Martinez, brièvement exfiltré du cortège à Paris, accuse la police d'avoir "chargé la CGT"

Philippe Martinez dans le cortège de la manifestation du 1er mai 2019 à Paris

Philippe Martinez dans le cortège de la manifestation du 1er mai 2019 à Paris - BFMTV

Le secrétaire général de la CGT a été contraint de quitter momentanément le cortège de tête de la manifestation parisienne du 1er-Mai, après avoir été pris à partie par des radicaux.

"Attention de ne pas dénaturer le sens de cette journée", avait averti le matin Philippe Martinez sur France Inter, regrettant que les violences en marge des manifestations depuis 2016 "se répètent". Critiquant la présence d'"individus qui ne sont pas là pour manifester et empêchent la manifestation de se tenir", le secrétaire général de la CGT a été contraint de quitter le cortège de tête de la manifestation parisienne après s'être retrouvé coincé dans des affrontements entre des black blocs et des forces de l'ordre.

"Je suis comme vous, les gaz lacrymogène, j'évite d'en prendre trop dans la figure parce que ça fait pleurer et ça pique la gorge", a-t-il expliqué à la presse.

"La police a chargé la CGT"

Après avoir réintégré le cortège, Philippe Martinez a salué "l'ampleur de la mobilisation", tout en regrettant que la police s'en soit prise à la CGT, pourtant "clairement identifiée" selon lui.

"Pour un ministre de l'Intérieur qui nous avait dit qu'il maîtrisait la situation en changeant notamment de préfet, et bien on a vu", a-t-il déclaré.

La préfecture de police de Paris a réagi rapidement aux déclarations du leader de la CGT. "La CGT n'a jamais été la cible des policiers et gendarmes qui ont assuré leur mission avec détermination face à des casseurs violents", ont indiqué dans un tweet les autorités.

Paris, pas le reflet de la France

Interrogé sur les violences qui ont émaillé le début de la manifestation dans le quartier de Montparnasse, Philippe Martinez a estimé que "ce qui s'est passé à Paris n'est pas le reflet des manifestations". "Il y en plus de 200 aujourd'hui et partout en France, ça s'est bien passé", a-t-il souligné.

"C'est une manifestation de travailleurs et de travailleuses qui disent au gouvernement et au président de la République qu'il faut changer de politique", a conclu le responsable syndical.

Mélanie Rostagnat avec AFP