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Paris: Hidalgo demande l'interdiction du controversé festival "interdit aux blancs"

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- - KENA BETANCUR / C40 / AFP-Services

La maire de Paris a annoncé ce dimanche qu'elle allait demander l'interdiction du "Nyansapo Fest" qui prévoyait 80% d'espaces "sans mixité".

Anne Hidalgo n'a pas voulu laisser la polémique prendre encore plus d'ampleur. La maire de Paris a annoncé ce dimanche qu'elle allait saisir le préfet de police en vue d'une interdiction de la tenue du "Nyansapo Fest". Ce festival "afroféministe européen" a créé la controverse en prévoyant de créer des zones interdites à différentes personnes.

Prévu pour juillet, cet événement local devait se dérouler dans divers espaces où la ségrégation devait se réaliser en fonction de la couleur de peau et du sexe des personnes. Il est ainsi écrit dans le programme que "l'espace non mixte femmes noires" devait occuper 80% du festival.

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- © Capture d'écran programme du festival

Des associations antiracistes et des partis politiques se sont rapidement emparés de la polémique. La Licra avait ainsi déploré que "Rosa Parks devait se retourner dans sa tombe", et le FN via son trésorier Wallerand de Saint-Just avait réclamé des explications. Ce à quoi la maire de Paris Anne Hidalgo a rapidement réagi sur Twitter ce dimanche:

La polémique avait notamment été accentuée par le fait que le lieu où devait s'organiser ce festival dans le XIe arrondissement appartient à la ville de Paris. Comme l'a révélé LCI, c'est un bâtiment que la mairie loue à une association tierce qui "dispose" des lieux "comme elle en souhaite" sans qu'il y ait besoin d'autorisation. 

Cet événement rappelle les débats enragés autour d'un camp d'été "décolonial", et donc interdit aux personnes ayant la peau blanche, organisé à Reims en 2016. Celui-ci avait finalement bien pu avoir lieu car il s'agissait d'un séminaire privé dans un lieu privé comme l'avait justifié le préfet.

Concernant le festival Nyansapo, la maire de Paris a également indiqué sur les réseaux sociaux qu'elle se "réserve la possibilité de poursuivre les initiateurs de ce festival pour discrimination".

James Abbott