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Notre-Dame: "l’urgence" de protéger l’édifice avant l’arrivée de la pluie

La pluie annoncée cette semaine à Paris fait craindre de nouvelles dégradations à Notre-Dame, une bâche de protection provisoire va être installée par des alpinistes à partir de ce mardi sur la cathédrale.

Une semaine après l'incendie de Notre-Dame, l'inquiétude pour l'édifice vient désormais des conditions météorologiques. 

Selon Météo-France, quelques averses sont attendues dans la soirée de mardi mais le risque de pluie va se renforcer notamment jeudi, avec des précipitations en continu et du vent. Pour protéger la cathédrale, une bâche provisoire va être déroulée sur la voûte, laissée à nue par l'incendie.

"La plus grande priorité c'est de protéger la cathédrale de la pluie à venir (...). Tout est prêt", confirme à BFM Paris Philippe Villeneuve, l'architecte en chef de Notre-Dame, qui souhaite "accélérer le mouvement" à cause de l'arrivée imminente de la pluie.

"Les poutrelles sont là, les bâches arrivent. Les alpinistes, puisque ce seront des alpinistes qui vont faire ça et des échafaudeurs, sont prêts", ajoute l'architecte. 

La pluie, risque pour la voûte

Déjà bien arrosée par les pompiers pour éteindre l'incendie, la cathédrale pourrait souffrir encore plus en cas de fortes pluies. 

"La pluie risque de tomber sur les voûtes et de remplir ce qu'on appelle les reins de voûte, c'est-à-dire les parties creuses, et là les voûtes risquent de s'écrouler", explique sur BFMTV Christophe Villemain, spécialiste de la restauration de bâtiments historiques. 

La bâche de protection ne sera toutefois qu'une installation provisoire. A terme, un "parapluie" sera mis en place au-dessus de Notre-Dame. Cette structure, plus solide, viendra protéger l'édifice mais aussi permettre aux artisans de la reconstruction de travailler dessous.

Cette installation devrait ensuite rester en place pendant toute la durée du chantier. Ce type de dispositif avait été mis en place au Panthéon lors de ses travaux de rénovation. 

Mais avant de pouvoir installer le parapluie, l'échafaudage situé autour de la flèche qui s'est écroulée devra être démonté. Un travail qui devrait durer "un mois", selon Christophe Villemain et nécessiter de découper l'échafaudage. 

Carole Blanchard