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No pasaran: la presse condamne le terrorisme "low cost" après les attaques de Barcelone et Cambrils

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Deux attaques ont eu lieu en Espagne jeudi, en fin
d'après-midi à Barcelone puis à Cambrils pendant la nuit. Les deux ont été menées sur le même mode opératoire, à la voiture bélier. La police estime que les deux sont liées.

Après l'attentat à la fourgonnette sur les Ramblas de Barcelone qui a fait treize morts et une centaine de blessés jeudi, la presse ce vendredi évoque un nouvel attentat "low cost", revendiqué par Daesh. Une deuxième attaque a eu lieu quelques heures plus tard à Cambrils, une station balnéaire du sud de la Catalogne, en plein coeur de la nuit. Elle s'est déroulée sur le même mode opératoire, avec une voiture bélier. Les cinq passagers, "terroristes présumés", ont été abattus.

Patrick Saint-Paul, dans Le Figaro, assure que "le terrorisme low-cost a frappé de nouveau l’Europe en plein coeur" et estime que "les islamistes ont une fois encore pris pour cible un symbole de nos sociétés libres et festives".

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"Terreur sur les ramblas"

De la même façon, Patrice Chabanet (Le Journal de la Haute Marne) juge que "c'est un terrorisme low-cost mais qui fait terriblement mal" et déplore qu'un camion ou une camionnette, avec un chauffeur-assassin déterminé, suffisent à semer la mort dans un parcours de sang à travers toute l'Europe".

"Comble du cynisme, l’attentat d’hier répond parfaitement aux règles de ce qu’on pourrait appeler le marketing terroriste", s'indigne Sébastien Lacroix de L'Union/L'Ardennais.

Sous le titre "No pasaran", Laurent Joffrin se félicite dans Libération que "les populations civiles régulièrement visées par les tueurs refusent de modifier leurs habitudes sous la pression terroriste" et assure que "l’imbécile et barbare stratégie des assassins se heurte à la résilience des démocraties".

"Les touristes à nouveau cible du terrorisme"

Dans le Midi libre, Jean-Michel Servant a le même cri du coeur: "No pasaran!" et de constater que "jamais depuis la Guerre civile, le cri de ralliement des Républicains espagnols n’a été aussi prégnant dans l’esprit des Barcelonais".

"Barcelone, comme Nice, Londres ou Paris, sera plus forte que l'obscurantisme et la haine", renchérit Stéphane Albouy du Parisien/Aujourd'hui en France.

"Cette nouvelle atteinte violente à leur mode de vie doit souder plus encore les Européens dans leur refus de céder à l’infâme chantage dont ils sont l’objet", pense encore Christophe Lucet de Sud-Ouest.

La une du Parisien ce vendredi.
La une du Parisien ce vendredi. © -
C.V. avec AFP