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#Metoo: plusieurs centaines de personnes rassemblées en France contre le harcèlement

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Sous le mot d'ordre #MeToo ("Moi aussi" en anglais), quelques centaines de personnes se sont rassemblées en France pour protester contre les harcèlements sexuels, les viols ou les agressions sexuelles.

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dimanche en France pour dénoncer pêle-mêle harcèlement, agressions sexuelles ou viols subis, dans le sillage des témoignages qui ont déferlé sur la toile sous les hashtags #metoo" et #Balancetonporc". Munis de petites pancartes "Metoo", "Metoo, j'avais 19 ans", "Metoo par un collègue", "Metoo par un camarade militant", quelques centaines de femmes mais aussi des hommes se sont réunis place de la République à Paris. Plusieurs rassemblements se sont aussi déroulés en province. 

L'appel à manifester a été lancé par la journaliste Carol Galand qui avait invité "à faire de #metoo autre chose qu'un buzz sur les réseaux sociaux". Margot, 18 ans, serveuse, raconte qu'un de ses collègues lui "pinçait les jambes dans l'escalier". Quand elle en a référé à son supérieur, celui-ci est allé parler à son collègue mais est revenu en lui disant que "c'était sa manière de communiquer". Depuis, Margot a démissionné, "en partie pour cela", raconte-t-elle sur la place de la République. 

Une déferlante après l'affaire Weinstein

Plus loin, plus dramatique, des proches brandissent une grande photo d'une femme qui a disparu, victime de violences: "Metoo mais elle n'est plus là pour le dire. Qu'aurait dit Sarah ?", peut-on lire. A Bordeaux, les visages sont graves. Une jeune femme en larmes raconte avoir été violée à 18 ans pendant une soirée: "J'ai dit non et j'ai été violée". Une autre explique qu'elle n'a jamais raconté à ses parents qu'elle avait été droguée et violée à l'âge de 15 ans pendant une soirée: "Vous n'en parlez pas, vous ne voulez pas que cela mette le bazar dans votre famille, dans votre entourage..."

La déferlante de témoignages de femmes victimes sur les réseaux sociaux est intervenue dans la foulée de l'affaire Weinstein, le producteur américain accusé de harcèlement, agression ou viol. A Lille, où environ 80 personnes ont défilé, l'ex-députée écologiste Sandrine Rousseau, dont la plainte contre Denis Baupin a été classée sans suite en raison de la prescription, était dans les rangs. "Le virtuel reste en suspend, là où une manifestation fait en sorte que le mouvement soit sur ses deux pieds et avance", a déclaré l'auteure de Parler, un livre-témoignage récemment publié dans lequel elle revient sur l'affaire Baupin. 

R.V. avec AFP