BFMTV

Menace terroriste: sécurité renforcée partout en France

Une patrouille sur le parking de l'aéroport de Toulouse - Blagnac.

Une patrouille sur le parking de l'aéroport de Toulouse - Blagnac. - Remy Gabalda - AFP

En revanche, le niveau d'alerte du plan Vigipirate ne va pas augmenter car  jugé déjà "efficace" par le ministère de l'Intérieur. Comment va se traduire cette sécurité renforcée sur le terrain?

Les mesures de prévention contre les risques terroristes "vont être renforcées dans les lieux publics et dans les transports", a annoncé l'Elysée jeudi à l'issue d'un conseil de défense, réuni après l'exécution de l'otage français Hervé Gourdel en Algérie.

Le niveau d'alerte du plan Vigipirate ne va toutefois pas augmenter, malgré l'appel à "tuer des Français" lancé mardi par Daesh, a annoncé mardi le ministère de l'Intérieur. Il est "aujourd'hui opérationnel et efficace", a-on assuré.

Il s'agit notamment de multiplier les patrouilles et les rondes dans les transports publics et les gares ainsi que renforcer les contrôles aux accès des grands magasins et des centres commerciaux.

Déjà en place à la SNCF

Par exemple, la SNCF indique, sur son site internet, qu'elle "applique le plan Vigipirate depuis 2006, sous l'autorité de l'État, dont les directives lui sont transmises par le ministère en charge des Transports".

Il existe depuis février 2014 deux niveaux dans une codification qui a beaucoup changée depuis sa création en 1978: "vigilance" et "alerte attentat".

Depuis l'intervention au Mali, la France est en "vigilance" et la situation est visible au public par l'intermédiaire d'un logo présents dans les lieux publics.

> "Vigilance"

Le premier correspond désormais à une "posture permanente de sécurité, en raison du maintien durable de la menace terroriste sur le territoire". Il consiste notamment à interdire le stationnement près de certains édifices publics qui pourraient constituer une cible de choix pour des attentats, ou encore à contrôler les bagages dans les aéroports.

A ce niveau toujours, les forces de l'ordre peuvent ponctuellement élargir les interdictions ou contrôles, par exemple lors d'un sommet de chefs d'Etat ou une manifestation sportive attirant un large public.

> "Alerte attentat"

Le second niveau -dit "d'alerte attentat"- s'applique quand des projets d'actions terroristes ont été détectés par les services de renseignement, ou quand un acte terroriste a été commis sur le territoire national. Les mesures, temporaires, sont alors plus drastiques, comme interdire les grands rassemblements, le stationnement près des écoles et systématiser les contrôles et patrouilles en certains endroits. Il est valable pour 8 jours et renouvelable.

"La loi renforçant les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme en cours d’adoption au Parlement permettra, dans le respect des libertés, de contrer plus efficacement encore la menace des combattants étrangers", explique aussi le communiqué de l'Elysée.

> Les mesures adoptées après le conseil de défense

Le plan Vigipirate a été complété par plusieurs mesures, adoptées par le conseil de défense qui se tenait jeudi à l'Elysée et qui était présidé par François Hollande. Des patrouilles seront organisés dans les réseaux de métro par la police et la gendarmerie. Des contrôles d'identité et des contenus des sacs y seront opérés.

Ensuite, les mesures habituellement mises en oeuvre lors des fêtes de fin d'année dans les grands magasins et centres commerciaux seront activées. Les sacs seront notamment contrôlés de façon systématique ou aléatoire.

S.A. et M. K. avec AFP