BFMTV

Marseille: deux ados soupçonnées de vouloir se rendre en Syrie arrêtées

Les deux jeunes filles, de 16 et 17 ans, étaient originaires pour l'une de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, pour l'autre du département de la Sarthe.

Les deux jeunes filles, de 16 et 17 ans, étaient originaires pour l'une de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, pour l'autre du département de la Sarthe. - BFMTV

Deux adolescentes soupçonnées de vouloir se rendre en Syrie ont été interceptées samedi par la police aux frontières à l'aéroport de Marseille, où elles s'apprêtaient à embarquer pour Istanbul.

Deux deux jeunes filles de 16 et 17 ans soupçonnées de vouloir se rendre en Syrie ont été interceptées samedi par la police de l'air et des frontières à l'aéroport de Marseille, où elles s'apprêtaient à embarquer pour Istanbul, a-t-on appris de source proche du dossier.

Les adolescentes, originaires pour l'une de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, pour l'autre du département de la Sarthe, étaient en fugue et leur signalement avait été diffusé par la gendarmerie, a-t-on précisé de même source.

Plusieurs éléments laissent supposer que leur destination finale était la Syrie", a-t-on encore ajouté de même source.

Rencontre sur internet

Les deux adolescentes, "qui se connaissaient mais qui se sont vraisemblablement rencontrées la première fois sur internet", ont organisé ensemble toutes les démarches pour quitter le territoire, toujours selon cette source, qui a précisé qu'elles devaient être remises à leurs familles.

Dans un communiqué, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve s'est félicité de la "remarquable efficacité de la chaîne gendarmerie-PAF-DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure) qui a permis ce dénouement", rappelant la détermination des autorités à lutter "contre le recrutement et le basculement de nos ressortissants dans le terrorisme". L'Assemblée a largement adopté jeudi le projet de loi de "lutte contre le terrorisme", qui crée notamment une interdiction de sortie du territoire pour freiner les départs croissants de jeunes Français candidats au jihad en Syrie.

930 Français impliqués dans des filières vers la Syrie et l'Irak

Plusieurs mineurs ont été interceptés ces derniers mois alors qu'ils tentaient de se rendre vers la Syrie. Le 30 août, un homme de 22 ans d'origine tchétchène, soupçonné de recruter pour le jihad en Syrie, et notamment d'avoir payé en liquide le billet d'avion d'une jeune fille de 16 ans à destination de la Turquie, avait été interpellé à l'aéroport de Nice.

Plusieurs personnes ont par ailleurs été interpellées mardi et mercredi dans la région lyonnaise (à Meyzieu et Vaulx-en-Velin), dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte en juillet par le parquet antiterroriste de Paris. Selon le parquet de Paris, deux frères interpellés dans le cadre de cette enquête sur une filière jihadiste vers la Syrie, "nourrissaient l'ambition de mourir en martyr".

Bernard Cazeneuve avait récemment indiqué qu'après la mise en place de la plateforme de signalement depuis le printemps, "au moins 70 départs" ont pu être évités, sur "350 signalements, dont 80 mineurs et 150 femmes". Selon le gouvernement, environ 930 Français sont impliqués dans des filières vers la Syrie et l'Irak (350 sur place dont 63 femmes, 185 repartis de Syrie, 170 en transit vers la zone et 232 ayant des velléités de départ), un nombre en "augmentation de 74% en huit mois".

Jé. M., avec AFP