BFMTV

Marc-Olivier Fogiel défend avec émotion la GPA à laquelle il a eu recours 

Marc Olivier Fogiel dans "Sept à Huit"

Marc Olivier Fogiel dans "Sept à Huit" - Capture d'écran TF1

C'est dans un entretien émouvant, diffusé dimanche soir sur TF1, que l'animateur a raconté comment il s'était tourné vers la GPA. Une pratique illégale en France qui lui a permis de devenir père de deux filles.

"Si vous me demandez ce que je suis, je suis d'abord papa". C'est ce qu'a affirmé Marc-Olivier Fogiel, père de deux filles nées d'une mère porteuse aux États-Unis, dans une interview diffusée dimanche soir dans Sept à Huit, sur TF1.

Alors que le débat sur les modèles familiaux repart de plus belle, après les annonces du Comité consultatif national d'éthique (CCNE), l'animateur revient sur son parcours dans un livre, Qu'est-ce qu'elle a ma famille?, à paraître le 3 octobre chez Grasset.

Une histoire "extrêmement simple"

Le Comité d'éthique a ouvert la voie fin septembre à l'extension de la procréation médicalement assistée aux couples de femmes et aux femmes seules, mais reste opposé à la GPA (gestation pour autrui), notamment pour les hommes homosexuels. L'animateur et son mari ont eu recours à ce procédé aux États-Unis et sont devenus les seuls parents de deux fillettes, Mila, 7 ans, et Lily, 5 ans, après un long processus administratif.

"L'histoire est extrêmement simple. Mes filles savent comment elles sont nées. Pleins de gens leur demandent, (l'aînée) répond 'tu vois bien que j'ai deux papas'", affirme l'animateur, au départ réticent: 

"Je ne voyais pas comment, à l'issue d'une grossesse, on pouvait retirer un enfant à une femme qui l'avait portée, sans qu'il y ait un traumatisme quelque part", explique-t-il.

"Depuis qu'elles sont nées, je pleure tous les jours"

Une fois décidé, le couple a choisi une donneuse aux États-Unis puis a trouvé une mère porteuse, ayant déjà des enfants, comme l'exige la loi aux États-Unis. "Elle est dédommagée (et...) a touché environ 18.000 dollars", affirme-t-il, pour un processus évalué "à peu près, à plus de 100.000 euros", comprenant frais d'avocats et frais médicaux. 

"Un matin, elle nous a envoyé un SMS, elle nous a écrit ‘We are pregnant’, ‘On est enceinte’", a-t-il raconté, les larmes aux yeux. "Je crois que depuis qu’elles sont nées, je pleure tous les jours. Je ne pleurais pas beaucoup avant".

Dans son livre, l'animateur va à la rencontre d'autres familles ayant eu recours à la GPA, un sujet qui inquiète particulièrement les sympathisants de La Manif pour tous. Confronté par le passé à des manifestants anti-GPA, il estime "avoir appris à vivre avec". "Heureusement que j'ai été confronté à d'autres polémiques pour ne pas surréagir", dit-il.

N.B. avec AFP