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Oradour-sur-Glane: la préservation du site menacée

Des visiteurs arpentent les ruines d'Oradour-sur-Glane, en Haute-Vienne, mercredi.

Des visiteurs arpentent les ruines d'Oradour-sur-Glane, en Haute-Vienne, mercredi. - -

Le temps menace le village martyr, dont les ruines se déteriorent. Problème: la municipalité n'a pas les financements nécessaires pour les entretenir.

Le 10 juin 1944, le village d'Oradour-sur-Glane était détruit et sa population massacrée par un régiment SS, dans sa retraite vers le front de Normandie. En deux heures, 642 personnes étaient exécutées, les femmes et les enfants brûlés vifs dans l'église.

Depuis ce jour, tout est resté à l'identique. Mais 69 ans plus tard, de nombreux vestiges sont menacés d'éboulement. Problème: la municipalité de cette commune de Haute-Vienne n'a pas les financements nécessaires pour les entretenir.

Ne préserver que les lieux symboliques?

Chaque année, l'Etat verse près de 200.000 euros pour l'entretien des ruines. Insuffisant, pour le maire de la commune. "Il y aura incontestablement des parties qui se détruiront d'elles mêmes, puisque le temps fait son oeuvre", indique Raymond Frugier. La municipalité envisage même de ne préserver que les lieux les plus symboliques du site, comme l'église et la rue principale.

Une éventualité qui choque les derniers survivants. "Si on écrase ces ruines, que voulez-vous qu'on montre aux gamins?, s'insurge Jean-Marcel Darthout, qui avait 20 ans le jour du massacre. "J'ai 89 ans, je ne veux pas voir ça..."


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