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Le Cannabis social club au cœur de la Marche mondiale du cannabis 2013

Le Cannabis Social Club défend l'autoproduction pour consommation privée, un moyen d'éviter les trafics.

Le Cannabis Social Club défend l'autoproduction pour consommation privée, un moyen d'éviter les trafics. - -

Le 4 mai, à Paris et dans plusieurs grandes villes de France, s’organise la Marche mondiale du cannabis. L’avenir du Cannabis social club menacé de dissolution sera au cœur des discours.

Depuis 1999, chaque premier weekend de mai, des centaines de villes du monde entier se mettent à l’heure de la feuille de chanvre en prenant part à la Marche mondiale du cannabis. Des associations françaises ont rejoint ce mouvement depuis 2001.

Ce samedi, des marches auront donc lieu à Lyon, Lille, Toulouse, Troyes, Paris, Rennes mais aussi à Papeete (Tahiti), Saint-Gilles (La Réunion) et Fort-de-France (La Martinique). Que demandent-ils? La dépénalisation et une "réglementation plus juste" en matière de cannabis, de se rassembler, et se faire entendre des pouvoirs publics.

A Paris, la marche partira à 14 heures de la place de la Bastille jusqu’à Nation, en passant par l’avenue Daumesnil et le boulevard Diderot.

"Comprendre et défendre les structures comme le Cannabis social club"

Cette année, l’avenir des Cannabis Social Club sera au cœur des rassemblements. Le porte-parole de ces associations d’auto-producteurs et de consommateurs, Dominique Broc, a comparu jeudi 2 mai devant la chambre civile du tribunal de Tours avec douze autres personnes. Le procureur Philippe Varin a réclamé la dissolution des structures.

"Demain l’un de nos mots d’ordre sera de mieux comprendre et défendre les structures comme le Cannabis Social Club, qui défendent l’autoproduction privée sans but lucratif", explique Farid Ghehioueche, organisateur de la Marche mondiale du cannabis à Paris. "Dominique Broc sera d’ailleurs présent. Nous voulons ouvrir le dialogue avec les pouvoirs publics alors qu’eux ne cherchent que le bras-de-fer."

Farid Ghehioueche ne s’inquiète pas: en cas de dissolution, le Cannabis social club n’aura pas fini de faire entendre parler de lui."Si il y a dissolution, les gens monteront aux créneaux", affirme-t-il."Si un club est dissous, il s’en créera cent et ils continueront à faire parler d’eux."

Une consommation raisonnée et justement contrôlée

Pour les participants à la marche, l’évènement est à la fois un moment festif où des groupes de musique chauffent l’ambiance mais aussi l’occasion de revendiquer leur droit à consommer la fameuse plante verte. "Consommer raisonnablement et de manière contrôlée", précise Farid Ghehioueche.

Dépénalisation de la consommation, et de l’autoproduction pour usage personnel, prescription de cannabis dans un cadre médical. Autant de revendications défendues par un large panel d’associations et de mouvances politiques: AIDES, Cannabis sans frontières, Jeunes Ecologistes, Jeunes Radicaux de Gauche, Nouveau Parti Anticapitaliste.

Alizée Golfier