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Le sénateur Jean-Marie Bockel rend hommage à son fils mort lors de l'opération Barkhane au Mali 

Jean-Marie Bockel, sénateur centriste et ancien ministre, a fait part de "son immense tristesse" après la mort de son fils Pierre Bockel, 29 ans, dans un accident d'hélicoptères survenu lundi dans le cadre de l'opération Barkhane.

"Nous sommes infiniment tristes et fiers aussi de notre enfant". Ce mardi soir sur notre antenne, Jean-Marie Bockel, ancien ministre et sénateur centriste du Haut-Rhin, a témoigné au lendemain de la mort de son fils Pierre, lors de l'accident d'hélicoptères survenu lundi au Mali. 

Au total, treize militaires français de la force Barkhane ont trouvé la mort dans la collision accidentelle de deux hélicoptères lors d'une opération de combat contre des jihadistes. Âgé de 29 ans, Pierre Bockel était affecté au 5e régiment d'hélicoptères de combat de Pau depuis 2015.

"Notre peine est immense", a fait savoir ce père éprouvé. "Notre fils était l'un des deux pilotes: celui du Cougar, une machine qu'il connaissait bien car c'est la quatrième fois qu'il venait en OPEX au Mali".

"Un soldat engagé, qui savait pourquoi il était là"

Jean-Marie Bockel décrit un fils "merveilleux, profondément doux, pacifique, attentionné et passionné par son métier. C'était un soldat engagé, qui savait pourquoi il était là. Passionné par l'aviation, il était très jeune avant même d'envisager une carrière militaire. Il voulait être pilote à 14-15 ans (...) Il ne voulait pas exercer de grandes fonctions de commandement, il voulait piloter, avait une grande camaraderie, et des engagements comme le scoutisme très tôt", se souvient ce père éprouvé, qui ajoute que "depuis quelques temps, il avait une fiancée qui attend un bébé de lui".

Enfin, Jean-Marie Bockel salue la décision d'un hommage national en début de semaine prochaine, lundi 2 décembre d'après nos informations, aux Invalides à Paris. "C'est important pour nous, pour les familles, et pour eux, leur mémoire et leur sacrifice. C'est important pour l'armée qui dans ces moments-là est une famille, pour le pays, la nation (...) c'est aussi une consolation et une espérance. Nous ne sommes pas seuls", a-t-il conclu sur notre antenne.

Jeanne Bulant