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Le Portugal, nouvel eldorado des retraités français

Prendre sa retraite à l'étranger, beaucoup de Français y pensent: d'abord pour trouver un climat plus doux, aussi pour des questions de fiscalité... La destination prisée par les retraités n'est plus la même qu'il y a quelques années. Terminé le Maghreb: l'eldorado des seniors, c'est maintenant le Portugal.

Longtemps plébiscité par les retraités français, le Maghreb n'a plus le vent en poupe. En cause, les attentats islamiques qui ont touché la Tunisie. Le Portugal monte sur la première marche du podium. Vous avez intérêt à aimer la morue, le fado et le soleil. De plus en plus de retraités français partent passer leurs vieux jours sur les côtes du Portugal. En 2014 ils étaient 5.600 à s'y installer. Un nombre en constante augmentation pour plusieurs raisons…

Pour attirer cette population, le Portugal a mis le paquet. Le cadeau fiscal est un excellent moyen de séduire les retraités, alors pour ceux qui viennent s'installer et qui résident sur place au moins six mois et un jour ne payent pas d'impôts en France comme au Portugal pendant 10 ans en vertu de la convention fiscale franco-portugaise.

Cet avantage ne fonctionne que si vous avez été salarié du privé. Pour les salariés du secteur public, l'État garde l'imposition sur ces pensions. Attention cependant, une fois les dix années écoulées, l'impôt sur les revenus peut atteindre plus de 46%. L'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) n'existe pas.

La plage et le soleil

Le Portugal bénéficie de 320 jours d'ensoleillement par an. A titre comparatif, Paris ne connait le soleil que 81 jours par an… Les régions côtières du pays séduisent et les plages de sable fin qui donnent sur l'océan Atlantique aussi.

Un coût de la vie 30 % moins élevé

Dans les grandes villes telles que Lisbonne ou Porto, le coût de la vie est 30 % plus bas que dans les grandes villes de France. Un avantage qui permet de gagner en pouvoir d'achat et de se faire plus plaisir. Notamment pour prendre des cours de portugais car il ne faut pas oublier ce petit détail…

Antoine Caupert, Abda Saal et Alexis Cuvillier