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Le cri d’alarme des chauffeurs routiers

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La hausse des prix du gasoil fait fondre les marges des petites entreprises de transports, qui sont de plus en plus nombreuses à déposer le bilan.

Etranglées par la hausse des prix du carburant, de nombreuses petites entreprises de transport sont dans le rouge. D'après l'Unostra, le syndicat des PME du transport routier, il y a une "avalanche des dépôts de bilan" en ce moment et des centaines de TPE (Très petites entreprises) et PME du transport vont même disparaître dans les prochains mois. Le problème : de nombreux clients (notamment des affreteurs qui sont des intermédiaires entre les transporteurs et les clients) refusent toute augmentation liée à l'envolée des prix du carburant.

Des entreprises de taille moyenne sont également touchées. Hier, mardi, la société Manutran's, spécialisée dans le transport routier de conteneurs maritimes basée à Bruges, près de Bordeaux (Gironde) a déposé son bilan. Elle emploie près de 180 salariés. Parmi les causes expliquant les difficultés de Manutran's, Cédric Omont, le directeur d'exploitation de la société, a notamment mis en avant "la politique des prix", "les flux incontrôlables" d'activité, mais aussi "le prix du gazole".

Joël Dardelin, patron d'une TPE de transport dans le Jura qui emploie trois chauffeurs, est également touché pleinement par cette crise. Après avoir « bossé comme un fou depuis dix ans et fait de gros sacrifices », il se rend compte qu'il risque de « tout perdre » si ces hausses continuent à réduire ses marges. En effet, avec les hausses du gasoil, il observe qu'il a « 400 euros de marge qui partent en fumée » par camion et par mois.

La rédaction et Yann Abback