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La pollution lumineuse strictement encadrée par un nouvel arrêté

Les associations estiment que ces nouvelles restrictions ne vont pas assez loin et demandent un encadrement plus strict.

"Je ne vois plus les étoiles qui sont dans le ciel." Cet amer constat d'une parisienne interrogée par BFMTV, nombreux sont les Français à la partager. Cependant, grâce à un arrêté promulgué le 27 décembre dernier, les choses devraient évoluer puisque l'éclairage public de nuit concernant entre autres les jardins et les façades de monuments historiques sera désormais strictement encadré. 

Ainsi, le gouvernement a décidé de prendre à bras-le-corps l'épineux problème de la pollution lumineuse. En début d'année, le Conseil d'Etat avait laissé un ultimatum de 9 mois à l'exécutif afin de mieux encadrer ces pratiques. Jusque-là, étaient en effet uniquement concernées les enseignes, les publicités et les éclairages non-résidentiels.

Dorénavant, la restriction sera élargie aux parkings et chantiers extérieurs et les jardins et parcs devront également éteindre leur éclairage au plus tard une heure après leur fermeture. 

"Insuffisant pour les associations" 

Une décision accueillie fraîchement par l'ANPCEN (l’Association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturne) qui salue tout de même une avancée.

"On avait observé, dans la consultation publique du texte, auquel chacun a pu contribuer, qu’il était prévu des règles pour l’extinction de l’éclairage public. Or ces règles ont disparu depuis la publication (des arrêtés, ndlr) et c’est vraiment dommage car l’éclairage public rend bien sûr service, mais il contribue à la pollution lumineuse" souligne la présidente Anne-Marie Ducroux. 

De nombreux avantages

Toujours selon l'association, une régulation plus stricte permettrait de réaliser des économies d'énergie et de lutter contre le réchauffement climatique. Il est évalué à l'équivalent de la consommation électrique annuelle de 750.000 ménages, hors chauffage et eau chaude, les potentielles économies. 

Au niveau santé, ce trop-plein de lumière en pleine nuit peut également être un facteur aggravant le dérèglement de l'horloge biologique et ainsi accroître accroît le risque de cancer, de diabète et de dépression.

Hugo Septier