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L214 et plus de 200 personnalités demandent un moratoire sur l'élevage intensif en France

Vidéo tournée par l'association L214 au sein de l'entreprise Drôme Cailles à Montoison, dans la Drôme.

Vidéo tournée par l'association L214 au sein de l'entreprise Drôme Cailles à Montoison, dans la Drôme. - Capture des images de l'association L214

En plus d'un moratoire, l'association demande la végétalisation des repas en restauration collective privée et publique.

Dans une tribune publiée ce jeudi dans les colonnes du Monde, L214 réclame un "moratoire immédiat sur l’élevage intensif" en France. Le texte de l'association de défense des animaux est déjà soutenu par près de 200 personnalités et organisations. Parmi elles, Isabelle Adjani, Lambert Wilson, Nagui, Nathalie Baye ou encore le célèbre boucher parisien Hugo Desnoyer.

"L’urgence éthique, climatique, environnementale, sanitaire et sociale impose d’engager notre pays dans une transition agricole et alimentaire", écrivent les signataires. "Nous devons nous diriger rapidement vers une consommation essentiellement végétale, durable, saine, respectueuse de l’environnement, des animaux et des humains."

Un appel au gouvernement

Pour L214, l'objectif est de faire pression sur les responsables politiques.

"Il est inconcevable qu'un petit nombre d'acteurs protégeant leurs intérêts financiers fassent plus longtemps barrage à des avancées exigées de longue date par 88 % des Français", opposés à de tels élevages selon un récent sondage, estime Brigitte Gothière, cofondatrice de l'association. 

Les militants appellent élus et membres du gouvernement à interdire "de nouvelles constructions destinées à élever des animaux sans accès au plein air" et "un plan concret de sortie de l'élevage intensif".

De plus, il est également demandé une végétalisation de l'alimentation en restauration collective privée et publique. D'ici novembre, les écoles françaises devraient d'ailleurs proposer, de manière hebdomadaire, un repas végétariens aux élèves

Un livre pour "en finir avec l'élevage intensif"

Cet appel est accompagné de la sortie d'un livre appelé Quand la faim ne justifie plus les moyens, en finir avec l'élevage intensif publié aux éditions Les liens qui libèrent. Dans cet ouvrage, L214 égrène des chiffres inquiétants. Selon eux, "99% des lapins, 97% des dindes, 95% des cochons, 83% des poulets, 60% des chèvres ainsi que 58% des poules pondeuses" sont concernés par ce type d'élevage. 

De plus, ce mode de consommation serait mauvais pour l'environnement. C'est également ce qu'expliquaient les experts du GIEC, dans un rapport rendu en août passé, et qui estimaient qu'un changement de fonctionnement alimentaire était nécessaire pour la survie, a court et moyen terme, de la planète. 

Hugo Septier