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Internet est le principal espace d'homophobie en France

20% des actes homophobes dénoncés auprès de SOS Homophobie ont lieu sur Facebook.

20% des actes homophobes dénoncés auprès de SOS Homophobie ont lieu sur Facebook. - -

Les manifestations de l'homophobie sont globalement en hausse en 2012 et notamment sur Internet. Le web devient le premier lieu d'expression homophobe, selon un rapport publié par l'association SOS Homophobie.

Le nombre de cas de lesbophobie, gayphobie, biphobie et transphobie sur Internet ont plus que doublé en France entre 2011 et 2012. Internet serait même le premier lieu de manifestation de l'homophobie, selon le rapport annuel de SOS Homophobie dévoilé ce mardi. L'association confirme également la forte augmentation des actes homophobes depuis 2012.

"La banalité de l'homophobie en ligne"

Avec 656 témoignages, 35% des actes homophobes rapportés à l'association se sont déroulés sur Internet. En ligne, l'homophobie se manifeste d'abord par des insultes (38%) puis de l'homophobie latente (25%), de la diffamation (21%) et des menaces et chantage (16%).

SOS Homophobie dénonce "la banalité de l'homophobie en ligne" et l'influence du débat sur le mariage entre personnes de même sexe. De l'homophobie latente à l'insulte, l'association pointe du doigt les commentaires d'internautes aux articles sur le sujet du "mariage pour tous", pourtant modérés.

De l'homophobie sur Youtube, Dailymotion, Facebook et Twitter

Les réseaux sociaux ne sont pas en reste. "Les plate-formes de partages vidéo (Youtube et Dailymotion en tête) sont utilisées comme un moyen de relayer des actions (images de manifestations...) et/ou des argumentaires, à la pertinence toute relative, hostiles aux homosexuel-le-s et transexuel-le-s et/ou à l’égalité des droits" écrit l'association dans son rapport annuel.

En 2012, Facebook concentrait 21% de l'ensemble des témoignages d'homophobie reçus, une proportion stable. Avec des mots clés comme #SiMonFilsEstGay, Twitter fait une dangereuse apparition dans l'expression de l'homophobie. SOS Homophobie met en exergue deux périodes particulièrement difficiles: en août et en novembre/décembre 2012. Au cœur du problème, l'absence de réaction de Twitter (comme pour #UnBonJuif).

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Marc Pédeau