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Une douzaine de vaches abattues par balles en Corse

Des vaches sur une plage de Coti-Chiavari, en Corse, le 17 mai 2017.

Des vaches sur une plage de Coti-Chiavari, en Corse, le 17 mai 2017. - Pascal Pochard-Casabianca - AFP

Plusieurs bovins ont été abattus par balles ces dernières semaines dans un village de Corse-du-Sud. La municipalité se dit "démunie" face aux animaux qui divaguent sur les routes.

Une douzaine de vaches et de veaux ont été abattus par balles au cours des dernières semaines à Quenza, en Corse-du-Sud. Les bovins ont été retrouvés aux abords des routes, où ils étaient apparemment en divagation, ainsi que dans le village de l’Alta Rocca, rapporte France Bleu RCFM.

L’ONG de protection des animaux et de l’environnement Global Earth Keeper a décidé de porter plainte contre X face à ces abattages sauvages.

"On peut s’interroger sur qui dérangent (les vaches en plein village)… On sait qu’elles dérangent les automobilistes, on a peur de se faire encorner, etc… mais enfin il n’y a quand même pas tant d’accidents avec des vaches sur la route, elles servent un peu de boucs émissaires", plaide Laurence Constantin, vice-présidente de l’association, auprès de France Bleu RCFM.

Global Earth Keeper affirme par ailleurs que plusieurs de ces bêtes ont eu les oreilles coupées, empêchant leur identification ou celle de leur propriétaire.

"Nous sommes démunis face à ce problème"

De son côté, la municipalité se déclare impuissante et souligne les dégâts causés par les animaux en divagation.

"Ces bêtes font tomber des clôtures, pénètrent dans les jardins de nos administrés, souvent nos éleveurs sont vieillissants et n’ont plus les moyens de s’en occuper... Mes adjoints et moi-même tournons un petit peu pour voir ce qui se passe, mais nous ne pouvons vraiment rien faire, nous n’avons pas les moyens, nous sommes impuissants et démunis face à ce problème!", affirme Roselyne Balesi, maire de Quenza, au micro de France Bleu RCFM.

Battues, castrations, abattages, fourrières animales, gardes-champêtres… Le problème n’est pas nouveau et les municipalités tentent depuis des années d’empêcher la divagation des animaux au bord des routes et sur les plages.

"Les animaux n'ont pas à payer la mauvaise gestion des troupeaux et la colère des hommes", nuance toutefois Global Earth Keeper. "Les habitants sont de plus en plus écœurés par le sort que subissent les bêtes et l'impunité de certains", affirment-ils à Corse Net Infos

Liv Audigane