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Infidélité: les Français sont champions d'Europe ex-aequo

Les Français et les Italiens seraient les Européens les moins fidèles.

Les Français et les Italiens seraient les Européens les moins fidèles. - -

Une étude analyse la fidélité des Européens et décerne la palme aux Français(e)s et aux Italien(ne)s. La proportion est plus faible dans les pays "à dominante protestante"...

Champions d'Europe! Un titre dont les Français ne devraient peut-être pas être trop fiers et qu'ils partagent sans surprise avec les Italiens.

Les Français et les Italiens sont les champions... de l'infidélité, avec plus d'un homme sur deux (55%) et environ une femme sur trois (32% en France et 34% en Italie) qui y a déjà succombé, selon une enquête de l'Ifop publiée mercredi et menée dans six pays.

La proportion d'hommes ayant été infidèles au cours de leur vie est moins forte dans les "pays à dominante protestante" comme au Royaume-Uni (42%) ou en Allemagne (46%), tandis qu'elle est de 51% en Belgique, ajoute cette enquête, réalisée en France, Allemagne, Espagne, Italie, Belgique et Royaume-Uni pour Gleeden, site de rencontres extraconjugales.

Plus de femmes infidèles en Allemagne

"Cela tend à confirmer, après tout le bruit qu'il y a eu autour de l'affaire Gayet, et tous les articles de la presse notamment internationale sur le caractère volage des Français, les clichés sur le mâle latin particulièrement infidèle", a indiqué à l'AFP François Kraus, directeur d'études à l'Ifop.

Ces pratiques sont par ailleurs mieux réparties entre les sexes dans les pays du Nord, particulièrement en Allemagne, où 43% des femmes disent avoir été infidèles (contre 29% au Royaume-Uni), précise l'étude.

Qu'il s'agisse de rapports sexuels réguliers ou exceptionnels, d'échanges bucco-génitaux ou de jeux de séduction et d'échanges de messages, l'Italie est le pays où ces différentes formes d'infidélité sont les plus répandues, selon l'étude. 

35% près à passer le cap si personne n'est au courant

En revanche, l'échange d'un baiser avec une autre personne est plus forte dans les pays à dominante protestante: 53% des personnes l'ont fait en Allemagne et 50% au Royaume-Uni, contre 46% en France, en Italie et en Belgique.

Enfin, c'est en France que la disposition à l'infidélité est la plus élevée: plus d'un Français sur trois (35%) déclare qu'il pourrait être infidèle s'il était sûr que personne ne soit un jour au courant, contre 31% des Allemands et des Espagnols, 30% des Belges, 28% des Italiens et 25% des Britanniques.

Le sondage a été réalisé du 7 au 13 janvier par questionnaire en ligne, auprès d'un échantillon représentatif de 4.800 personnes âgées de 18 ans et plus. Dans chaque pays, l'enquête a été faite auprès d'un échantillon de 800 individus, selon la méthode des quotas.

A. D. avec AFP