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Guillaume, porte-parole de la colère des policiers, dénonce les enquêtes de l'IGPN

Guillaume, l'un des porte-paroles des manifestations de policiers, qui s'est exprimé devant les médias à de nombreuses reprises, est convoqué jeudi devant l'IGPN.

Brassards oranges sur les bras, affiches “non aux enquêtes IGPN” dans les mains, les policiers étaient quelques centaines à se rassembler de nouveau dans la nuit de mardi à mercredi, devant la pyramide du Louvre à Paris, pour manifester leur défiance envers le gouvernement, mais aussi envers leurs syndicats et contre les enquêtes de l'IGPN (Inspection Générale de la Police Nationale).

Guillaume est l’un des porte-paroles du mouvement. Le policier, qui se définit comme un lanceur d’alerte, est convoqué jeudi par l’IGPN, la police des polices. Une convocation qu’il estime illégitime devant les caméras de BFMTV. Pour Guillaume, le mouvement n’a fait “que dénoncer des problèmes matériels et d’effectifs qu’il y avait dans la police nationale."

“En tant que lanceur d’alerte, je trouve inadmissible d’être menacé de sanction comme c’est fait actuellement”, continue le policier. Avant de dénoncer: “Je pense que le but, c’est d’essouffler le mouvement, tout simplement, et nous décourager de continuer”.

Interdits de manifester en uniforme 

Les policiers sont des fonctionnaires au statut particulier, lorsqu'ils sont en services, ils leur est interdit de manifester. C'est pour cela que les rassemblements sont nocturnes. Par ailleurs, les policiers sont tenus de manifester en civil. Les sanctions peuvent aller d'un simple rappel à l'ordre, à la révocation. 

Au lendemain de la première manifestation des policiers, le 17 octobre, le directeur de l’IGPN, Jean-Marc Falcone déclarait que ce mouvement était “inacceptable”. Des propos qui avait exacerbé la colère des policiers. Il était finalement revenu sur ses paroles quelques jours plus tard: “Il s’agit de faire de la pédagogie, et non de la répression”.

250 millions débloqués par le gouvernement 

Pour tenter de calmer cette mobilisation, le gouvernement a annoncé il y a une semaine une enveloppe de 250 millions d’euros pour un renouvellement du matériel, la fin des "tâches indues" comme les gardes statiques devant les bâtiments, l'alignement des sanctions pour "outrages" à l'encontre des forces de l'ordre avec celles des magistrats qui passera donc de six mois à un an d'emprisonnement et des mesures pour préserver l'anonymat des policiers dans le cadre des procédures ou en intervention.

Marine Henriot