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Grève SNCF: 8 TER sur 10 devraient circuler mardi

Panneaux d'information à la Gare de l'Est à Paris, en février 2015

Panneaux d'information à la Gare de l'Est à Paris, en février 2015 - Kenzo Tribouillard - AFP

Le trafic des TGV et en Île-de-France devrait être normal malgré l'appel à la grève des cheminots mardi. La CGT entend protester contre la réforme ferroviaire engagée depuis le 1er janvier.

Le trafic devrait être normal sur les grandes lignes et en Ile-de-France mardi, alors que huit TER sur dix circuleront en région lors de la grève lancée à l'appel de la CGT, a annoncé dimanche la SNCF. Le préavis de grève couvre la période du lundi à 19 heures au mercredi à 8 heures.

En Ile-de-France, de "légères perturbations sur la ligne B" du RER sont prévues. Pour les Intercités, le service sera normal en général, mais "quasi normal" au départ de Paris-Austerlitz sur les trains de nuit. La CGT, premier syndicat du groupe, dénonce une réforme ferroviaire engagée depuis le 1er janvier.

Un mouvement qui n'est pas reconductible

Ce mouvement intervient alors que mardi le comité central d'entreprise doit être consulté sur la mise en oeuvre de la réforme. Contrairement à la grève d'une douzaine de jours menée en juin dernier à l'initiative de la CGT-Cheminots et SUD-rail, également contre le projet de réforme, le mouvement n'est cette fois pas reconductible et seule la CGT a déposé un préavis.

La réforme ferroviaire, dont le premier effet est de regrouper désormais les 149.000 salariés de la SNCF et les 1.500 employés de Réseau Ferré de France (RFF), doit permettre au nouveau groupe d'être plus concurrentiel et efficace, selon la SNCF.

Une mise en oeuvre "à la hussarde"

De son côté, la CGT-Cheminots dénonce une mise en oeuvre "à la hussarde, qui crée énormément de difficultés". Le syndicat, qui avait recueilli plus de 35% des voix aux dernières élections professionnelles en 2014, exige "l'ouverture de négociations sur la structuration" de la nouvelle SNCF. Pour la CGT, cette réforme, qui n'a pas résolu le problème de l'endettement du secteur, entraîne "une recherche effrénée d'économies pour auto-financer la réforme", dont "les cheminots et les usagers paient le prix".

La direction de la SNCF a souligné la semaine dernière qu'il lui incombait "de mettre en oeuvre la loi dans le respect du calendrier défini par le parlement et le gouvernement". Par la voix de Jean-Marc Ambrosini, directeur général délégué Cohésion et RH, elle a regretté "que les modalités d'expression" du désaccord de la CGT vis-à-vis de la réforme "soient susceptibles de pénaliser les voyageurs". 

A. D. avec AFP