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Gilets jaunes: la manifestation de samedi est maintenue, assurent des figures du mouvement

Le gouvernement appelle les gilets jaunes à suspendre les manifestations alors que le plan vigipirate est passé en "urgence attentat".

Le gouvernement appelle les gilets jaunes à suspendre les manifestations alors que le plan vigipirate est passé en "urgence attentat". - Alain Jocard - AFP

Deux représentants du collectif "La France en colère" étaient à Versailles, ce jeudi, face à la Salle du Jeu de Paume, lieu emblématique de la révolution Française. Ils ont notamment fait savoir que les manifestations se poursuivraient ce week-end, en dépit des appels à la trêve.

Le collectif "La France en colère" a opposé une fin de non recevoir à la trêve demandée par le gouvernement. "Les personnes" qui se sont jusqu'ici mobilisées à travers la France "manifesteront samedi", a déclaré Maxime Nicolle ce jeudi lors d'un point presse symboliquement organisé devant la salle du jeu de Paume à Versailles, un des hauts lieux de la révolution de 1789.

"Non seulement les gens" sont plus mobilisés "que jamais", mais à la suite de l'allocution d'Emmanuel Macron, "des personnes qui ne participaient pas" au mouvement jusqu'ici "ont décidé de participer", a-t-il ajouté, réfutant tout essoufflement du mouvement.

Baisse des taxes 

Samedi, ils seront donc dans les rues pour faire entendre leurs nouvelles revendications. Priscillia Ludosky - l'autoentrepreneuse qui avait lancé la pétition à l'origine de la contestation - a dénoncé une "injustice criante" au sein de la société. A l'unisson avec Maxime Nicolle, elle appelle le gouvernement à aller plus loin dans la baisse des taxes afin de soulager des Français "épuisés par une pression fiscale colossale".

"Nous exigeons une baisse sérieuses des taxes sur les produits de première nécessité: énergie, logement, produits alimentaires, vêtements... Ainsi qu'une baisse significative de toutes les rentes, salaires, privilèges, retraites actuelles et futures des hauts fonctionnaire", a-t-elle réclamé. 

Lors de la conférence de presse, Maxime Nicolle et Priscillia Ludosky ont par ailleurs rappelé la nécessité de "rendre au peuple son rôle souverain" grâce à la mise en place d'un "référendum pour modifier la Constitution". 

"Mobilisation constructive"

Ce jeudi matin, le gouvernement, par la voix de son porte-parole Benjamin Griveaux, a appelé les gilets jaunes à être "raisonnables" après l'attaque meurtrière de mardi soir à Strasbourg et à "ne pas manifester". Au nom du collectif des "gilets jaunes libres", Benjamin Cauchy a sollicité une "mobilisation constructive" pour ce cinquième samedi de protestation. Pas de manifestation donc, mais des "rencontres avec les élus régionaux. Le temps du dialogue est venu, après un mois de blocage. L'économie met un genou à terre, il faut donc prendre nos responsabilités. Nous pouvons faire changer les choses avec le dialogue social", a-t-il déclaré à BFMTV.

25.000 personnes se disent intéressées par ce que les gilets jaunes appellent sur Facebook "l'acte 5" de la mobilisation, contre 11.000 la semaine dernière.

Ambre Lepoivre