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Faute de prise en charge immédiate au CHU d'Angers, un homme meurt à bord de son véhicule

Une grève a été lancée depuis le 2 mai aux urgences du CHU d'Angers.

Une grève a été lancée depuis le 2 mai aux urgences du CHU d'Angers. - LOIC VENANCE / AFP

Un homme de 49 ans est mort samedi, après avoir passé dix minutes au centre hospitalier d'Angers. Alors qu'il n'est pas pris en charge immédiatement, ses proches décident finalement de le conduire à la clinique d'Anjou. Mais l'homme est mort sur le trajet, à bord du véhicule.

Une enquête a été ouverte sur la mort d'un homme de 49 ans sur le parking de la Clinique de l'Anjou, peu après un court passage par les urgences du centre hospitalier (CHU) d'Angers, a indiqué ce mardi le procureur de la République d'Angers Yves Gambert.

"À ce stade, il n'y a aucune suspicion qui permette de penser qu'il y a eu dysfonctionnement au niveau des urgences", a déclaré le procureur.

Une enquête ouverte 

Une enquête en recherche des causes de la mort a été ouverte par le parquet après un signalement du médecin urgentiste de la Clinique de l'Anjou qui a signé le certificat de décès samedi à 20h40. Une autopsie a eu lieu lundi à Nantes mais les résultats ne sont pas encore connus, selon le parquet. 

La victime, domiciliée au centre communal d'action sociale (CCAS) d'Angers, avait d'abord été conduite par une personne de son entourage aux urgences du CHU où elle est restée une dizaine de minutes avant de se rendre à la Clinique de l'Anjou, selon le parquet.

"À aucun moment, il n'y a eu de manifestation qui laissait à penser qu'il fallait se dépêcher pour la prise en charge", a indiqué une porte-parole du CHU mardi.

"Un contexte de manque d'effectifs"

"Il n'y avait pas de signe clinique: la personne était debout et n'était pas en sueur", a-t-elle précisé. "Si ça avait été une urgence de niveau 1, elle aurait été prise en charge immédiatement", a assuré le CHU.
"Cet événement se produit dans un contexte de manque d'effectif dénoncé depuis de nombreux mois", ont souligné de leur côté les syndicats Sud, FO et CGT du CHU dans un communiqué, qui évoque "l'absence de prise en charge d'un patient valide faute d'infirmière disponible (occupée avec un autre patient)".

Une grève a été lancée depuis le 2 mai aux urgences du CHU d'Angers. "Le manque d'effectif reste criant et le non remplacement de collègues absents met en jeu la sécurité des collègues comme des usagers", estiment les syndicats dans leur communiqué.

Jeanne Bulant avec AFP