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Face à la demande de masques dans le Nord et le Pas-de-Calais, les merceries très sollicitées

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Photo d'illustration - PHILIPPE DESMAZES / AFP

Les merceries et autres magasins de tissus ont été autorisés à rouvrir depuis ce week-end. Ces commerces sont déjà contactés par de nombreux clients qui souhaitent fabriquer leurs propres masques.

Le gouvernement a récemment donné l'autorisation aux pharmacies de vendre des masques "grand public" à la population. Mais dans l'attente que ces dernières commandent ces équipements de protection et pour faire face à l'importante demande, les merceries et magasins de tissus ont eux aussi été autorisés à rouvrir pour permettre aux personnes qui souhaiteraient fabriquer leurs propres masques de se fournir en matières premières.

À Roubaix, dans le Nord, Danielle Jouen, mercière, confie être déjà très sollicitée par des clients - tous à la recherche de matériaux pour confectionner des masques - depuis l'annonce de la réouverture de son commerce. Pour faire respecter les règles de distanciation sociale, elle a ainsi dû procéder à quelques aménagements.

"Je vais essayer de gérer les gens au fur et à mesure, pour qu'il n'y ait pas quinze personnes ici. Je leur demande de me passer un coup de fil ou un message, et je leur donne un horaire pour venir", explique la commerçante au micro de BFM Lille.

"Les gens ressortent leurs machines à coudre"

Face à la demande, Danielle Jouen a ainsi dû recommander des élastiques à ses fournisseurs. Au-delà du contexte épidémique, la mercière se félicite que les Roubaisiens aient repris goût à la couture durant le confinement.

"C'est vrai que la mercerie d'une manière générale, c'est pas le magasin qui fait rêver beaucoup de gens, rigole-t-elle. Mais les gens qui n'avaient pas cousu depuis très longtemps ressortent leur machine à coudre, donc forcément ça va générer, peut-être, un petit trafic en plus. On a l'impression d'exister un peu à nouveau."

La mercière assure que même les amateurs peuvent facilement se confectionner un masque de protection avec du tissu et des élastiques pour seulement trois euros. D'autant que dans le Nord et le Pas-de-Calais, cet équipement pourrait devenir obligatoire au moment du déconfinement, le 11 mai, notamment dans la métropole lilloise.

Juliette Mitoyen