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Zone B: les vacances de printemps décalées dans plusieurs académies?

Des écoliers dans une cour de récré de l'école Léo-Ferré, à Saint-Lys près de Toulouse, le 5 septembre 2017.

Des écoliers dans une cour de récré de l'école Léo-Ferré, à Saint-Lys près de Toulouse, le 5 septembre 2017. - Rémy Gabalda - AFP

Placées avant deux jours fériés, les vacances de printemps 2018 représenteraient quasiment deux semaines et demi d'absence pour les écoliers de la zone B.

Si les écoliers de la zone B avaient espéré avoir deux semaines et demi de vacances au printemps prochain, c’est mal parti. Le rectorat de l’académie d’Aix-Marseille songe en effet à décaler les dates de ces congés, qui s’achèvent avant deux jours fériés quasi-successifs.

"Rien n’est arrêté mais nous étudions la question", confirme le rectorat dans le quotidien La Provence publié ce samedi. L’académie d’Orléans-Tours, également dans la zone B, a officialisé le 21 septembre le décalage des vacances scolaires d'une semaine.

Et pour cause: les congés étaient initialement prévus du 21 avril au 6 mai 2018, pour une reprise le lundi 7. Veille d'un 8 mai donc, férié, avant de reprendre à nouveau les cours le 9, puis de s’absenter le… 10, jeudi de l'Ascension.

Douze académies concernées

Si le calendrier scolaire ne prévoyait heureusement pas de pont de l’Ascension cette année, cela représente quasiment deux semaines et demi d’absence pour les écoliers. Douze académies sont concernées par cette collision vacances-jours fériés.

De même que celles de Caen et Rouen, l’académie de Rennes envisage aussi un décalage, "sous réserve de l'avis prochain des fédérations de parents d’élèves, des organisations syndicales des chefs d’établissement et enseignants ainsi que des collectivités territoriales". Selon France 3 Pays de la Loire, Nantes officialisera la modification en novembre.

En revanche, le rectorat de l’académie d’Amiens a fait savoir au Courrier Picard que "le sujet n’(était) pas à l’ordre du jour", et qu’il ne "pourrait pas l'être sans coordination avec l’académie Lille".

Si décision il y a dans les Bouches-du-Rhône, elle devra être prise "très rapidement" pour Claude Ferchat, président de la Peep 13, émanation locale de la Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public (Peep).

"Ce type d’ajustement n’est pas illogique et les parents y sont globalement favorables", note-t-il dans les colonnes de La Provence, soulignant toutefois que "cela implique une réorganisation pour les familles qui ont déjà prévu leurs vacances ou mode de garde comme pour les communes en charge des centres aérés".

Liv Audigane