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Universités: lancement d'une campagne contre les violences sexistes et sexuelles

Une femme tient une pancarte dénombrant 21.500 femmes victimes de violences par an en France, le 29 octobre 2017 à Marseille.

Une femme tient une pancarte dénombrant 21.500 femmes victimes de violences par an en France, le 29 octobre 2017 à Marseille. - Franck Pennant - AFP

Une campagne d'affichage va être lancée dans les universités françaises afin de lutter contre les violences sexistes et sexuelles. Des cellules d'écoute devraient se généraliser d'ici la prochaine rentrée.

Une campagne d'affichage contre les violences sexistes et sexuelles, dévoilée lundi, va être lancée dans les universités françaises dans les prochains jours, conformément à ce qu'avait annoncé début décembre la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal.

Cette campagne, présentée à l'université Paris-Dauphine, montre des scènes d'amphi ou de la vie étudiante.

"Une soirée d'intégration, c'est fait pour faire connaissance avec sa promotion, pas avec les violences sexistes et sexuelles", peut-on lire par exemple sur les affiches. Ou encore, "À l'université, les violences sexuelles ne sont pas au programme". 

Ces affiches seront placardées d'ici quelques jours ou semaines dans les universités et dans les Crous. Une cellule de veille était aussi inaugurée lundi à Paris-Dauphine. Cette cellule pourra être saisie en cas de harcèlement, bizutage, agression sexuelles à l'université (ou lors d'un week-end d'intégration, d'un stage, etc), par les victimes ou des témoins indirects. 

"Les informer de leurs droits"

"L'objectif, c'est d'accompagner les victimes, les écouter, les aider à trouver leurs mots, les informer de leurs droits" afin de mettre fin à ces situations, a souligné Béatrice Delzangles, référente égalité de l'université.

Une vingtaine de cellules de ce type existent actuellement dans les universités et l'objectif est d'en créer une dans toutes les facs pour la rentrée 2018.

"On ne peut pas apprendre sereinement si on est victime de sexisme, harcelé ou victime de viol", a dit la secrétaire d'Etat chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa. 

Vers une plus grande mixité, notamment dans les sciences

"Malheureusement, l'aspiration au savoir n'immunise pas contre les violences sexistes et sexuelles à l'université", a de son côté regretté Frédérique Vidal.

A l'université, le gouvernement souhaite également une plus grande mixité, avec notamment un objectif de 40% d'étudiantes dans les filières scientifiques d'ici 2020, et prévoit de former pour la même échéance les 13.000 agents du personnel Crous (Centre régional des oeuvres universitaires et scolaires) sur les violences sexistes et sexuelles.

Le projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles, qui doit permettre de sanctionner d'une amende le harcèlement de rue et fixer à 15 ans l'âge de consentement sexuel, sera présenté mercredi en conseil des ministres.
L.A., avec AFP