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Les étudiants de Nanterre et Tolbiac reconduisent le blocage

L'Université de Tolbiac bloquée le 5 décembre

L'Université de Tolbiac bloquée le 5 décembre - Thomas SAMSON / AFP

Les deux universités ont reconduit le blocage ce mardi. À Tolbiac, une altercation a opposé un professeur de mathématiques à des étudiants pendant l'Assemblée générale, nécessitant l'intervention de la sécurité.

Plusieurs centaines d'étudiants de Paris-Nanterre mobilisés en assemblée générale mardi ont reconduit le blocage de leur université jusqu'à jeudi pour protester notamment contre la hausse des frais d'inscription pour les étudiants non-européens en 2019, de même que le site parisien de Tolbiac.

À Nanterre, les votants se sont largement exprimés à main levée pour la reconduction, lors de cette AG un peu moins massive et tendue que celle de la semaine précédente, réunissant 900 étudiants selon l'université et un millier selon une des organisatrices. "Le blocage, c'est notre préavis de grève à nous pour faire plier le gouvernement", a indiqué Mickaël, un étudiant, à la tribune.

Si l'augmentation des frais d'inscription pour les étudiants extra-communautaires devait entrer en vigueur, le président de Paris-Nanterre Jean-François Balaudé s'est engagé la semaine dernière à ne pas l'appliquer dans son établissement. 

Le report des partiels en janvier adopté par une majorité d'étudiants 

L'atmosphère s'est fortement tendue en fin d'AG lorsque les participants ont dû voter pour ou contre le report en janvier des partiels non tenus en décembre. Ce report a finalement été adopté par une majorité des étudiants présents, a constaté l'AFP.

Les plus mobilisés étaient appelés à se rendre dans la foulée à l'université parisienne de Tolbiac avant de manifester à 14h30 devant le ministère de l'Enseignement supérieur. La veille, un huissier était venu constater le blocage des bâtiments par quelques dizaines d'étudiants. La plupart avaient été rouverts dans la journée avec l'appui de vigiles privés. Une partie des partiels avait ainsi pu se tenir.

Une dizaine de cars de CRS avaient été postés lundi aux abords de l'université "pour le cas où il y aurait des violences", avait indiqué lundi à l'AFP le président Jean-François Balaudé.

Début avril, la présidence avait fait appel à eux pour déloger des manifestants d'un bâtiment de la faculté de lettres. Ceux-ci étaient intervenus en pleine AG, procédant à plusieurs arrestations, ce qui avait eu pour conséquence de durcir au sein de l'université le mouvement contre la loi ORE, introduite l'an dernier pour l'entrée à l'université et instituant la plateforme controversée Parcoursup. Deux jeunes gens, dont un étudiant militant au NPA et à l'Unef, avaient été condamnés pour violences sur des policiers. Une nouvelle AG est prévue à Nanterre jeudi à 10H00.

Altercation à Tolbiac

En assemblée générale à Tolbiac (Paris-1), environ 300 personnes ont aussi voté mardi matin la poursuite du blocage de la fac. "Le centre Pierre-Mendès-France était bloqué ce matin et la plupart des cours n'ont pas pu se tenir aujourd'hui", a indiqué l'université, précisant que la reconduction du blocage avait été votée pour mercredi. 

Pendant l'AG, une altercation a opposé un professeur de mathématiques à des étudiants, a-t-on aussi appris auprès de Paris-1. "La sécurité est intervenue pour les séparer", a-t-on précisé.

Paul Louis avec AFP