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Le médiateur veut plus d'humanité et d'information dans l’affectation des enseignants

Najat Vallaud-Belkacem, l'ancienne ministre de l'Education nationale

Najat Vallaud-Belkacem, l'ancienne ministre de l'Education nationale - Stéphane de Sakutin - AFP

Entre les enseignants qui n'arrivent pas à se rapprocher de leur conjoint et les professeurs contractuels titularisés loin de leur famille, le médiateur de l'Éducation nationale demande à l'institution de mieux informer les personnels sur les règles applicables et de les humaniser.

Le ministère de l'Éducation nationale gère les affectations d'un million de personnels explique le médiateur dans son rapport annuel dévoilé ce vendredi. Chaque année, il reçoit 600 à 880 réclamations portant sur des demandes d'affectation ou de mutation, soit un quart des griefs des personnels. Un nombre important qui exige une meilleure clarté de la part du ministère.

Ne pas affecter les élèves

Le ministère doit s'assurer que tous les élèves "bénéficient de personnels formés et compétents", sachant que les élèves "ne se trouvent pas uniquement dans les territoires" convoités par les enseignants, a expliqué le médiateur Claude Bisson-Vaivre, lors d'une conférence de presse. "De plus en plus de personnels", lorsqu'ils intègrent l'éducation nationale, "en sont à leur deuxième ou troisième carrière", après plusieurs reconversions, et ont donc déjà fondé une famille, souscrit un crédit, etc., a-t-il relevé.

Une "affectation dans une académie non désirée" peut provoquer "d'importantes difficultés humaines, déboucher sur des solutions d'évitement non satisfaisantes" comme le placement en congé sans traitement ou en disponibilité, des arrêts maladie, voire des démissions, et par ricochet affecter les élèves qui se retrouvent temporairement sans enseignant", selon le médiateur.

A.M avec AFP