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Le gouvernement veut la fin du concours de médecine

Des étudiants s'apprêtent à passe le concours de médecine en fin de première année, le 11 décembre 2012 à Marseille.

Des étudiants s'apprêtent à passe le concours de médecine en fin de première année, le 11 décembre 2012 à Marseille. - Anne-Christine Poujoulat - AFP

Jugé "périmé" et "inefficace" par Emmanuel Macron pendant sa campagne, le traditionnel concours de médecine pourrait vivre ses dernières heures, selon franceinfo.

Serait-ce la fin du mythique et redouté concours à l'issue de la première année de médecine? Franceinfo révèle ce mercredi que le gouvernement songe à réformer la première année commune aux études de santé (PACES), notamment en faisant sauter le nombre maximum d'élèves autorisés à poursuivre leur cursus en deuxième année. Cela signerait la fin du numerus clausus, qui s'élevait à 8.205 en médecine pour 2017-2018 (13.523 en comptant aussi l'odontologie, la pharmacie et la maïeutique).

Le système actuel consiste en un concours en fin de première année avec un faible taux de réussite. En 2016, 11,5% des étudiants ont été reçus du premier coup, 22% au deuxième essai (en 2016). Selon franceinfo, le gouvernement veut remplacer ce concours par des examens partiels, comme dans de nombreuses formations universitaires, sans supprimer totalement le principe de sélection.

Un système jugé "périmé" et "inefficace" par Macron

Deux pistes seraient envisagées: une autre forme de sélection en fin de troisième année, ou une liberté totale pour les universités dans le choix du nombre de médecins qu'elles veulent former.

A partir de cette rentrée, les candidats ne peuvent déjà plus redoubler dans six universités: les admis poursuivent en deuxième année, les admis recalés en raison du numerus clausus peuvent poursuivre dans une autre filière et retenter le concours en troisième année, et les recalés ne peuvent repasser le concours de suite et sont également réorientés dans une filière scientifique générale avant de pouvoir retenter l'examen. 

Le système actuel avait été jugé "périmé", "injuste" et "inefficace" par Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle. En février, la ministre de la Santé Agnès Buzyn avait annoncé au Monde une "grande concertation (...) sur la réforme des études médicales" avec pour objectif une loi en 2019.

En juillet, les ministres de la Santé et de l'Enseignement supérieur avaient lancé la réforme du deuxième cycle des études de médecine, dont la fin des épreuves classantes nationales (ECN) en sixième année. Au tour maintenant du premier cycle.

L.A.