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Le classement de Shangaï dominé par les universités anglo-saxonnes

L'université de Cambridge, en Angleterre

L'université de Cambridge, en Angleterre - SHAUN CURRY / AFP

La France ne place que trois universités parmi les cent premières du classement de Shangaï. La première est à la 40e place.

C'est une publication médiatique et largement controversée: le classement de Shangaï, qui ambitionne de classer les "meilleures" universités du monde, est une nouvelle fois dominé par les universités américaines, qui monopolisent seize des vingt premières places. Peu de changements aux cinq premières places: Harvard et Stanford restent indéboulonnables en tête de liste, tandis que l'université anglaise de Cambridge et le MIT profitent de la chute de Berkeley de la troisième à la cinquième place pour gagner un rang.

Le top 100 est lui aussi dominé par les pays anglo-saxons, avec 48 facultés américaines, 9 anglaises, 6 australiennes et 4 canadiennes. La Suisse compte cinq établissements dans ce top 100, tandis que le Pays-Bas et l'Allemagne placent 4 universités. Comme le Japon, la France compte trois facultés dans ce peloton de tête. Les trois premiers établissement tricolores - l'université Pierre-et-Marie-Curie (Paris-VI), l'université Paris-Sud (Paris-XI) et l'École normale supérieure de Paris - se classent au 40, 41 et 69ème places.

Classement "sans valeur"

Les critères retenus pour établir ce classement sont les suivants: le nombre de Prix Nobel et de médaille Fields parmi les diplômés, le nombre de Prix Nobel et de médaille Fields parmi les (anciens) professeurs, le nombre de chercheurs les plus cités dans leur discipline, le nombre de publications dans les revues scientifiques Science et Nature, le nombre de publications rattachées à l’établissement et répertoriées dans les index de citations et la pondération de ces cinq indicateurs divisée par le nombre d’enseignants-chercheurs de l’université.

Une méthodologie largement contestée, notamment parce qu'elle accorde un poids démesuré aux performances passées des universités et minore largement l'importance des sciences humaines et sociales. En 2009, une équipe de chercheurs s'était penchée sur le sérieux de l'étude, et avait alors conclu: "le classement de Shanghaï est un exercice hâtif, grossier et mal conçu, sans la moindre valeur".

Louis Nadau