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Le blocage des universités reprendra à Rennes et Montpellier le 9 octobre

Le blocage de l'université de Montpellier a été voté par quelque 250 étudiants, réunis en assemblée générale (Illustration).

Le blocage de l'université de Montpellier a été voté par quelque 250 étudiants, réunis en assemblée générale (Illustration). - Gérard Julien - AFP

Les universités de Rennes et Montpellier seront bloquées le 9 octobre, jour de la manifestation intersyndicale contre la politique du gouvernement.

Après quatre mois d'accalmie, la mobilisation reprend. Quelque 250 étudiants de l'université Paul-Valéry de Montpellier, fer de lance début 2018 de l'opposition à la nouvelle loi sur l'accès à l'université, ont voté ce mercredi l'occupation d'un amphithéâtre pour "organiser la lutte". En cause: "une mise au pas de la jeunesse", "une définition des licences selon les besoins du patronat", la "sélection sociale" à l'entrée de l'université, et une "privatisation rampante de l'université", dénoncent-ils.

Les étudiants réclament "l'abrogation de l'arrêté licence et de la loi ORE (Orientation et réussite des étudiants)" et invitent "toutes les organisations syndicales et politiques qui veulent combattre les contre-réformes du gouvernement à mettre en place un véritable plan de bataille pour faire reculer Macron". Alors que la colère des étudiants "contre ce gouvernement est intacte", l'un d'entre eux appelle ses camarades à se mobiliser massivement le 9 octobre.

"Un groupe d'étudiants et de non étudiants a occupé sans autorisation l'amphithéâtre 1, empêchant la tenue de deux cours prévus", a de son côté dénoncé dans un communiqué le président de l'université Paul-Valéry, Patrick Gilli. La direction compte se prémunir contre de "nouvelles perturbation" après le "mouvement très dur de l'hiver et du printemps derniers". Elle assure par ailleurs qu'elle n'accordera pas "d'autorisation d'accès aux amphithéâtres" et n'acceptera pas la demande de "banalisation" des cours.

À Rennes, une assemblée générale a également voté, mardi matin, le blocage de l’université alors même que l’université avait autorisé les étudiants à "exercer leur droit à manifester" le 9 octobre, rapporte Ouest-France. Le syndicat étudiant UNI Bretagne, opposé aux blocages, a répliqué dans un communiqué appelant le président de Rennes 2 "à réagir immédiatement et fermement pour enrayer cette situation et éviter qu'elle ne s'envenime". 

A.L. avec AFP