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La salle des serveurs de l’université de Montpellier vandalisée, les partiels sur internet menacés

Sous un préau de l'université Paul Valéry à Montpellier vendredi 6 avril

Sous un préau de l'université Paul Valéry à Montpellier vendredi 6 avril - Capture d'écran BFMTV

La salle des serveurs de l'université Paul Valéry de Montpellier, a été vandalisée mercredi. Le ministère de l'Enseignement supérieur déplore une action visant à empêcher les étudiants de passer leurs partiels, alors que la fac est bloquée depuis trois semaines.

La salle des serveurs de l'université Paul Valéry de Montpellier, bloquée depuis mi-février, a été "vandalisée par un groupe d'individus" mercredi, une action visant à empêcher les étudiants de passer leurs examens, a déploré le ministère.

"Le fonctionnement informatique de l'université est désormais à l'arrêt et la connexion internet de l'université est suspendue", a précisé le ministère de l'Enseignement supérieur dans un communiqué, ajoutant que "des dégâts importants sont malheureusement à déplorer". Selon le ministère, "cette action vise indéniablement à empêcher les étudiants de l'université de passer leurs examens du second semestre". Le site internet de l'université était inaccessible mercredi soir.

"Il est intolérable qu'un groupe violent détruise le matériel de l'université, et qu'il prenne en otage les enseignants-chercheurs et les milliers d'étudiants qui ont besoin de valider leurs examens de fin d'année pour pouvoir poursuivre leur scolarité", poursuit le communiqué.

Internet contre la moyenne pour tous

Lundi, le président de l'université avait assuré que plus de 800 examens dématérialisés concernant quelque 15.000 étudiants seraient organisés d'ici le 20 avril. L'université Paul Valéry (Arts, Lettres, Langues, Sciences Humaines et sociales), située sur un vaste campus au nord de Montpellier, compte 20.000 étudiants et quelque 1.600 personnels. Son blocage a débuté mi-février pour protester contre la nouvelle loi d'accès à l'université.

Face au blocage de plusieurs universités, certains directeurs d'établissement tentent de faire passer les partiels du second semestre par internet. Certains grévistes réclamaient quant à eux, l'attribution de la moyenne à tous les étudiants.

G.D. avec AFP