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Le président de Paris 1 craint "que Tolbiac se transforme en ZAD universitaire"

Le site Tolbiac de l'université Paris-I est bloqué par des étudiants qui contestent la réforme de l'université.

Le site Tolbiac de l'université Paris-I est bloqué par des étudiants qui contestent la réforme de l'université. - BFM Paris

Face au blocage de Tolbiac en place depuis deux semaines, le président de l'Université-Paris-1 Sorbonne, craint la mise en place d'une "ZAD universitaire".

La fronde estudiantine ne faiblit pas. Depuis deux semaines les locaux de l’Université Paris 1 Sorbonne de Tolbiac, sont bloqués par des étudiants opposés à la loi Vidal, qui impose la sélection à l’entrée des universités. Dans un entretien au Parisien, Georges Haddad, le président de Paris 1, se dit "inquiet" face à l’occupation de Tolbiac et craint que la faculté ne se transforme en "ZAD universitaire".

Selon lui, de nombreux étudiants, notamment inscrits en économie, gestion, histoire, mathématiques et informatique, restent privés de cours et "envoient des mails très inquiets". Si l’année sera réduite au niveau des contenus, il assure qu’il y aura "de vrais partiels avec de vraies notes. Et pas 10/20 à tout le monde ce qui n’aurait aucun sens".

"Une contestation globale"

"Moi président, je n’autoriserai des partiels au rabais et des notes de complaisances", clame-t-il au Parisien.

Seul habilité à prendre cette décision, George Haddad assure néanmoins vouloir éviter de devoir faire appel à la police, mais pourrait-être amené à le faire si "je sentirai que le seuil critique peut basculer", en raison des blocages d’une ampleur sans précédent.

"Il y a déjà eu des blocages mais jamais à ce niveau-là et avec cette dimension politique et idéologique. Cela a commencé comme une contestation de la loi sur Parcoursup. Mais maintenant, j’observe une contestation globale, qui demande la démission du Président de la République, la fin du capitalisme et des Etats. J’ai peur que Tolbiac se transforme en en un ZAD universitaire", explique-t-il.

Mardi, les étudiants rassemblés en assemblée générale, ont voté le blocage illimité de la faculté.
Guillaume Dussourt