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Jean-Michel Blanquer vise une reprise de l'école le 4 mai, d'après le "scénario privilégié"

Jean-Michel Blanquer - Bertrand GUAY / AFP

Jean-Michel Blanquer - Bertrand GUAY / AFP - -

Dans une interview accordée au "Parisien", le ministre de l’Education nationale n’envisage pas de retour en classe avant le 4 mai. En attendant, il assure que le système de continuité pédagogique est un succès.

Il faudra attendre la fin des vacances de printemps pour reprendre le chemin de l’école. "Tributaire de l’évolution de l’épidémie" de coronavirus, le ministère de l’Education nationale n’envisage pas de rouvrir ses établissements scolaires avant le 4 mai. "C’est le scénario privilégié", annonce Jean-Michel Blanquer dans les colonnes du Parisien ce dimanche soir.

En attendant le retour à la normale, le ministère a mis en place un système s’appuyant sur les ressources du Cned (Centre national d'enseignement à distance) afin d’assurer la continuité pédagogique des 12 millions élèves de France. "C'est une opération de très grande ampleur, dans un contexte inédit, explique Jean-Michel Blanquer qui reconnaît quelques difficultés de mises en oeuvre les premiers jours. Mais au-delà de ces problèmes, le site 'Ma classe à la maison' connaît un premier succès", affirme-t-il. 

Cette plateforme "vient en complément des cours que les professeurs préparent pour leurs élèves et leur diffusent via les environnements numériques de travail des établissements ou bien sous forme papier, et de tous les mécanismes que les professeurs ont pu trouver pour garder le contact avec leurs élèves".

Les vacances d'été ne seront pas raccourcies

Et "pour qu'aucun élève ne reste sur le bord du chemin", le ministère prévoit également de téléphoner "chaque semaine à chaque famille". Un moyen de s'assurer que les outils sont correctement utilisés et répondre aux interrogations, détaille Jean-Michel Blanquer au quotidien.

Si le ministre se veut rassurant, le problème de la fracture sociale pour les familles qui ne disposent pas d’accès à Internet subsiste. Il concède que cette situation sans précédent peut avoir encore plus d’effets négatifs pour les enfants des milieux défavorisés.

Pour éviter un écart trop important dans le niveau d’apprentissage des élèves, le ministère de l’Education nationale assure travailler "avec les collectivités locales et les associations, pour faire parvenir autant que possible du matériel informatique aux familles qui n'en ont pas. Par ailleurs, je mettrai en place après la crise des modules de soutien gratuit pour les enfants les plus en difficulté", prévient Jean-Michel Blanquer.

Malgré les difficultés pour mener efficacement le programme scolaire à son terme, le ministre assure qu’il n’envisage pas pour autant de raccourcir les vacances d’été.

Ambre Lepoivre