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Grève des fonctionnaires mardi: quel impact dans les écoles?

La mobilisation unitaire des fonctionnaires prévue ce mardi entraînera des perturbations dans les crèches et les écoles. Les syndicats enseignants attendent une participation à la grève d'un agent de maternelle et de primaire sur cinq.

Transports, éducation, hôpitaux, énergie... La mobilisation unitaire des fonctionnaires, prévue ce mardi à l'appel de neuf syndicats de la fonction publique pour protester contre le projet de réforme du service public voulu par le gouvernement, risque de paralyser toute une partie du pays.

Parmi les secteurs les plus impactés par le mouvement, l'école se positionne en tête de peloton. En ce qui concerne les crèches, l'accueil des tout-petits sera perturbé, avec des horaires d'ouverture restreints, voire des fermetures partielles ou totales. 

Les parents s'organisent

Même son de cloche du côté des maternelles et des écoles primaires. Que les professeurs assurent leurs cours ou non, les accueils périscolaires et les cantines seront chahutés. Le principal syndicat du secteur, le Snuipp-FSU, table sur une participation équivalente à celle de la précédente journée de mobilisation, le 22 mars, à savoir 20% de grévistes.

Certaines écoles, comme celle de Rouelle dans le XVe arrondissement de Paris, seront tout simplement fermées. Une nouvelle qui ne réjouit pas les parents, forcés de se réorganiser à la dernière minute.

"J'ai été obligée de poser une journée de congé, pare qu'on a été prévenus assez tardivement. Avec les ponts et tout ça, c'est difficile de solliciter la famille pour trouver une solution", explique Stéphanie, parent d'élève, au micro de BFMTV.

Moins de perturbations attendues dans les lycées

Et qui agace même certains élèves:

"Moi j'aimerais bien qu'ils arrêtent, il y a tout le temps des jours de grèves, tout le temps des jours de grève, je ne sais même pas quand je vais travailler", se plaint la petite Daniella, scolarisée dans l'établissement.

Dans les collèges et lycées, le mouvement "devrait être suivi mais il y a une petite interrogation au lycée car plusieurs mardis ont déjà sauté et il y a une programme à terminer avant les révisions du bac", souligne Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes-FSU.
C. P. avec AFP