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Education: les syndicats espèrent qu'Hamon poursuivra les réformes de Peillon

Benoît Hamon, ici en juillet 2013 à l'Elysée, a été nommé ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

Benoît Hamon, ici en juillet 2013 à l'Elysée, a été nommé ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Les principaux syndicats de l’Éducation nationale ont réagi à la nomination de Benoît Hamon, ce mercredi, en remplacement de Vincent Peillon.

Les principaux syndicats de l'Education nationale espèrent que leur nouveau ministre Benoît Hamon, nommé mercredi, poursuive les chantiers engagés et leur donne des garanties sur les 60.000 créations de postes promises.

"On attend du nouveau ministre une continuité sur un certain nombre de dossiers avec ce qu'a fait Vincent Peillon", qu'il "poursuive la refondation de l'école", a ainsi expliqué Bernadette Groison, présidente de la FSU, première fédération de l'Education. "On espère qu'il arrive avec la garantie qu'il ne touchera pas aux 60.000 postes" promis sur le quinquennat, a-t-elle estimé.

"On va pouvoir parler sans difficulté"

"On souhaite qu'il y ait des éléments de continuité", a demandé Laurent Escure, secrétaire général de l'Unsa-Education, deuxième fédération. Sur la refondation de l'école, "on avait posé des bases, mais il reste "des discussions en cours" sur la définition des programmes et sur les personnels, qui doivent se poursuivre. Vincent Peillon "avait une forte connaissance de l'éducation, c'était agréable pour le dialogue social", a-t-il souligné, estimant qu'avec Benoît Hamon, "on va pouvoir parler sans aucune difficulté".

Frédéric Sève, secrétaire général du Sgen-CFDT, a salué "le travail accompli par Vincent Peillon". "Je souhaite que Benoît Hamon s'inscrive dans les grandes lignes de la refondation, mène à terme les chantiers" et s'attaque aux dossiers restants, "la réforme du collège et le bilan de la réforme du lycée".

Le "bilan contrasté" de Vincent Peillon

"Vu les orientations de Benoît Hamon au PS, on peut penser que les 54.000 emplois programmés pour l'enseignement scolaire seront sécurisés", a salué Frédérique Rollet, co-secrétaire générale du Snes-FSU, premier syndicat du secondaire. Vincent Peillon "laisse un bilan contrasté, il a fait beaucoup de choses, mais il n'a pas répondu aux mesures d'urgence et provoqué une insatisfaction dans la profession, même s'il pratiqué un dialogue digne de ce nom".

"Il y a des dossiers qui ont avancé mais de gros chantiers sont encore devant nous", a déclaré Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire, citant "la priorité aux écoles primaires qui ne doit pas tomber aux oubliettes, les programmes et la mise en oeuvre d'un grand plan de formation continue pour les enseignant. Il faudra aussi réexaminer le dossier des rythmes".

Valérie Marty, présidente de la fédération de parents d'élèves Peep, demande une modification du décret sur les rythmes. Mais pour Paul Raoult, président de la FCPE, "ce serait une très grave erreur de revenir en arrière".

A.S. avec AFP