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Dans les écoles, "beaucoup d'émotion" pendant la minute de silence

Deux jours après les attentats, les enfants ont repris l'école à Paris

Deux jours après les attentats, les enfants ont repris l'école à Paris - KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Partout en France, les élèves des écoles, collèges et lycées ont observé une minute de silence ce lundi à midi. Aucun incident n'a été signalé dans les établissements scolaires. Les professeurs évoquent un moment d'émotion.

Comme dans tout le pays, les élèves se sont figés le temps d'une minute de silence ce lundi à midi, pour rendre hommage aux victimes des attentats du 13 novembre à Paris. 

Si en janvier, lors de la minute de silence en hommage aux victimes des attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher, quelque 200 cas d’incidents avaient été recensés parmi les 63.000 établissements scolaires, ce lundi aucun débordement n’a été jusqu'ici signalé. A Besançon, dans la cour du lycée Georges-Colomb, les élèves ont formé le symbole "Peace for Paris" créé par Jean Jullien.

"Des élèves entonnant spontanément la Marseillaise", "un sentiment de peur" et de "révolte" chez les jeunes: Philippe Tournier, secrétaire général du Snpden-Unsa, le premier syndicat des chefs d’établissements, a décrit, au micro de RTL, une minute de silence ponctuée de "scènes assez émouvantes".

Des profs de collèges et lycées ont évoqué l'émotion ressentie pendant ce moment recueillement. Comme Nicolas Le Luherne, professeur au lycée professionnel Philibert-de-l'Orme, près de Chartres, qui raconte:

"On sait bien qu'on a parfois des élèves... exubérants. Mais ce matin, il fallait le voir pour le croire. Pas un qui parle pendant la minute de silence, organisée dans la grande cour du lycée. C'était vraiment chouette". 

Le professeur d’histoire et de français ajoute: "Perso, je suis fier d'eux, de leur réflexion et du respect qu'ils ont montré". 

A Marseille, au lycée Saint-Exupéry, les professeurs hésitaient entre la classe ou la cour du lycée pour la minute de silence. "Ce serait plus beau tous ensemble", a remarqué une élève. 

Au lycée Jean-Renoir de Bondy, en Seine-Saint-Denis, des élèves ont entonné la Marseillaise dans la cour, pendant la récréation. Florent Ternisien d'Ouville, professeur d'histoire dans cet établissement, a décrit un instant "spontané, confus et joyeux".

Mélanie Longuet avec AFP