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Covid-19: en cas de troisième vague, Blanquer n'exclut pas de rallonger les vacances de février

Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer lors d'une séance de questions au parlement le 20 octobre 2020.

Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer lors d'une séance de questions au parlement le 20 octobre 2020. - Christophe ARCHAMBAULT © 2019 AFP

Le ministre de l'Education nationale a affirmé au micro d'Europe 1 ce mardi que l'allongement des vacances scolaires d'hiver était l'un des "scénarios" possibles en cas de troisième vague.

Face au risque de reprise épidémique à la suite des fêtes de fin d'années, le gouvernement dit envisager toutes les possibilités. S'il entend garder coûte que coûte les enfants à l'école, Jean-Michel Blanquer a déclaré au micro d'Europe 1 ce mardi que le rallongement des vacances d'hiver était l'un des "scénarios" possibles en cas de troisième vague.

"S'il le fallait, on serait capable"

Si la situation se dégrade, "on est forcément ouvert à tous les scénarios", a répondu le ministre de l'Education nationale, avant de poursuivre:

"Par définition on doit tenir compte d'évolutions qui ne sont pas encore connues. Ce serait possible. Mais mon scénario privilégié est toujours de maintenir les calendriers tels qu'ils sont pour que les élèves soient dans la meilleure situation possible."

Et d'ajouter: "s'il le fallait, on serait capable de faire des choses comme ça."

Les vacances d'hiver sont pour l'heure programmées du samedi 6 février au lundi 22 février pour la zone A (Académies de Besançon, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble, Limoges, Lyon, Poitiers), du samedi 20 février au lundi 8 mars pour la zone B (Académies d'Aix-Marseille, Amiens, Lille, Nancy-Metz, Nantes, Nice, Normandie, Orléans-Tours, Reims, Rennes, Strasbourg) et du samedi 13 février au lundi 1er mars pour la zone C (Académies de Créteil, Montpellier, Paris, Toulouse, Versailles).

Du "sur-mesure"

Concernant le maintien des élèves à l'école, Jean-Michel Blanquer a rappelé que "le risque de contamination est beaucoup plus fort en dehors du cadre scolaire qu'à l'intérieur", affirmant que le taux de contamination n'est que de 0,3% à l'école.

Sur le présentiel dans les établissements, le ministre a réaffirmé qu'il s'agissait d'un "curseur" à ajuster selon l'évolution de l'épidémie. "On est capable d'hybrider d'avantage", a-t-il affirmé, alors que des jauges de 50% d'élèves sont toujours appliquées dans les lycées.

Il n'exclut donc pas des ajustements, notamment si les nouveaux variants s'avèrent également plus contagieux chez les plus jeunes, une hypothèse envisagée par les scientifiques. "Nous faisons du sur-mesure", a assuré Jean-Michel Blanquer.

Esther Paolini Journaliste BFMTV