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À Paris, seuls 10% des enfants pourront être accueillis à l'école dès le 11 mai

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Photo d'illustration - Martin Bureau - AFP

Dans les établissements scolaires publics de la capitale, environ 13.000 enfants pourront reprendre les cours à partir du 11 mai selon Patrick Bloche, adjoint au maire à l'éducation, qui s'est exprimé dans Le Figaro. Pourtant, 40% à 60% des parents souhaiteraient remettre leur progéniture à l'école.

À partir du 11 mai, date du début du déconfinement, de nombreux Parisiens vont être amenés à retrouver le chemin du bureau. Mais pour leurs enfants, la situation s'annonce plus compliquée. Dans la capitale, seuls 10% des écoliers pourront en effet être accueillis dans leurs établissements scolaires publics, a expliqué au Figaro Patrick Bloche, adjoint au maire chargé de l'éducation. Ce qui correspondrait à 13.000 enfants. "Si on l’atteint (ce chiffre, NDLR), ce sera déjà très bien", a ajouté l'adjoint, évoquant le classement de Paris en "zone rouge".

Cet accueil très limité - dû aux nombreuses mesures sanitaires à mettre en place dans les écoles - devrait poser problème aux parents contraints de retourner travailler à partir du 11 mai. Toujours selon le Figaro, qui se base sur plusieurs estimations de directeurs d'écoles de la capitale, 40% à 60% des Parisiens souhaiteraient pourtant remettre leurs enfants à l'école dès la semaine prochaine malgré le contexte sanitaire toujours compliqué.

Les CP et CM2 d'abord, d'autres enfants prioritaires

Les classes de CP et CM2 rouvriront les premières, par petits groupes, tandis que les écoliers des autres niveaux ne devraient retrouver le chemin de leurs établissements scolaires qu'au mois de juin. Certains élèves prioritaires, qu'ils soient décrocheurs, qu'ils vivent dans des familles en "grande précarité" ou que leurs parents soient soignants, professeurs, commerçants ou agents à la RATP, seront tous de même accueillis dans leurs écoles le 11 mai, a précisé le recteur de Paris, Gilles Pécout, au Figaro.

Un système qui inquiète déjà des parents d'enfants "non prioritaires" étant contraints ou souhaitant reprendre le travail en présentiel. Certains menacent même de porter plainte contre la mairie de Paris, explique le journal.

Anne Hidalgo fait par ailleurs partie des 300 maires franciliens ayant signé la tribune adressée à Emmanuel Macron demandant le décalage de cette rentrée scolaire. Les centaines d'édiles expliquent en effet qu'ils ne peuvent accueillir tous leurs élèves dans le respect des mesures sanitaires sans faire courir de risques aux enfants et aux enseignants.

Juliette Mitoyen