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Ebola: les premiers examens sur le cas suspect sont négatifs

L'hôpital militaire Bégin.

L'hôpital militaire Bégin. - Thomas Samson - AFP

INFO BFMTV - Les premiers examens pratiqués à l'hôpital Bégin près de Paris sur une infirmière souffrant d'une forte fièvre, et fortement susceptible d'être infectée par le virus Ebola, se sont révélés négatifs. Une deuxième batterie de tests est en cours.

La suspicion va-t-elle être levée? Souffrant d'une "fièvre suspecte", une infirmière a été admise, ce jeudi, à l'hôpital militaire Bégin de Saint-Mandé, près de Paris. Mais alors qu'on craignait un premier cas de contamination d'Ebola sur le territoire français, les premiers tests pratiqués se sont révélés négatifs d'après les informations de BFMTV.

Tout comme la semaine dernière à Bichat, lors d'un précédent cas suspect, une deuxième batterie d'examens se déroule actuellement pour infirmer définitivement la présence du virus. Le résultat devrait tomber dans la nuit.

Une fièvre suspecte et prolongée

L'infirmière a été conduite à Bégin en début d'après-midi car elle souffrait d'une fièvre prolongée supérieure à 38 degrés. Selon plusieurs sources, elle appartenait à l'équipe de cet l'hôpital en charge du seul cas d'Ebola soigné en France jusqu'à présent: l'infirmière de MSF rapatriée du Liberia le 19 septembre, aujourd'hui guérie.

Des analyses à Lyon

Les premiers résultats de laboratoire sont possibles six heures après réception des échantillons d'un cas suspect, selon Sylvain Baize, responsable du laboratoire de Lyon, seul habilité en France à rendre un diagnostic sur Ebola.

"Si le prélèvement est réalisé moins de deux jours après le début des symptômes, souvent on fait un nouveau prélèvement et on refait un test, le lendemain", a-t-il expliqué, sans s'exprimer sur le cas de l'infirmière hospitalisée.

Comme prévu, Touraine ne commente pas

Marisol Touraine, la ministre de la Santé a dit qu'elle ne ferait "aucun commentaire" sur ce cas, précisant ne pas vouloir "entrer dans une alimentation de l'inquiétude, de l'anxiété". "L'inquiétude n'est pas montée d'un cran", a-t-elle affirmé. Lors d'une mise au point la semaine dernière, la ministre avait bien précisé qu'elle n'évoquerait pas, à l'avenir, les "cas suspects".

La Direction générale de la Santé a également décliné tout commentaire

Un quartier totalement bouclé

Les pompiers ont été alertés vers 11 heures et sont intervenus pendant deux heures dans le quartier, temporairement bouclé par la police, ont indiqué des voisins sur place. Revêtus d'une combinaison étanche, "ils l'ont sortie vers 13h30, allongée sur un brancard, sous une espèce de bulle", a raconté l'une d'entre eux, qui précise que son hall d'entrée a été "désinfecté".

L'hôpital Bégin est l'un des 12 hôpitaux de référence en France pour le traitement de cas suspects d'Ebola.

Un avion Air France immobilisé à Madrid

Cette annonce intervient alors qu'un avion de la compagnie Air France a été soumis à un contrôle médical drastique, également ce jeudi, juste après son atterrissage à Madrid. Un passager, qui serait d'origine nigériane, a été pris de tremblements durant le vol. Un symptôme suspect de la fièvre hémorragique. 

Mercredi, la France a annoncé officiellement la mise en place de nouvelles mesures de sécurité dans ses aéroports, à l'arrivée des vols provenant de pays à risques, touchés par le virus Ebola. Ce dispositif débutera ce vendredi.

V.R. & Jé. M.