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Deux associations réclament l'interdiction des téléphones portables pour enfants

Un enfant lit un article sur un téléphone portable, le 20 octobre 2015 à Los Angeles (Etats-Unis)

Un enfant lit un article sur un téléphone portable, le 20 octobre 2015 à Los Angeles (Etats-Unis) - FREDERIC J. BROWN / AFP

A l'occasion de la journée sans portable, les associations PRIARTEM et Agir pour l'environnement alertent sur l'impact des appareils mobiles sur les plus petits.

C'est le jour idéal pour faire passer leur message. Les associations PRIARTEM et Agir pour l'environnement ont décidé, en cette journée sans portable, de tirer la sonnette d'alarme sur les impacts négatifs du téléphone mobile sur les plus jeunes.

Dans leur communiqué commun repéré par Le Parisien, les deux associations affichent leur intention de déposer ce mardi "à l’attention de la ministre de la Santé deux portables destinés aux très jeunes enfants (à partir de 4 ans)". Il s'agit de deux appareils actuellement en vente sur internet et dans le commerce, qui ne font pas "la moindre référence au DAS, Débit d’Absorption Spécifique, mention pourtant obligatoire sur tout terminal radioélectrique", expliquent-elles.

Interdire les portables qui ciblent les enfants

Les associations doivent également remettre à Agnès Buzyn les résultats d'un sondage exclusif, qui met en exergue l'addiction des Français aux téléphones portables. Cette addiction serait encore plus forte chez les jeunes, selon les résultats.

Pour appuyer leurs propos, PRIARTEM et Agir pour l'environnement rappellent les recommandations faites à plusieurs reprises par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). Cette dernière préconise de réduire l’exposition des enfants aux ondes électromagnétiques et même de "dissuader l’usage par les enfants de l’ensemble des dispositifs de communication mobile".

Compte tenu de toutes ces données, les deux associations demandent à la ministre de la Santé de "prendre immédiatement (...) un arrêté pour interdire les deux portables qui lui sont remis ainsi qui tous ceux qui ciblent explicitement les enfants", mais également de "faire respecter l’obligation d’inscription des informations réglementaires" et de "lancer de grandes campagnes d’information dissuasives à destination des jeunes et de leurs parents".

Céline Penicaud