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Société

Dégradations à Tolbiac: "Tout est à refaire", déplore le président de l'université

Le président de l'université Paris-1 est revenu sur l'évacuation du centre Tolbiac, et a évoqué les dégradations constatées sur les lieux.

Georges Haddad, président de l'université Paris-1, est revenu ce vendredi matin sur notre antenne sur l'évacuation des occupants de Tolbiac déclenchée avant le lever du jour, et sur les dégradations constatées. "Tout est à refaire", a-t-il déploré lors d'un point presse. 

"Les dégradations commises sur place se chiffrent à plusieurs centaines de milliers d'euros", a-t-il déclaré, "alors que nous avions investi plus de 800.000 euros ces dernières années en travaux d'amélioration du site et notamment dans les amphithéâtres".

"Les experts sont déjà mandatés pour réaliser un chiffrage précis des travaux nécessaires à la remise en état du site", a-t-il poursuivi, confirmant que le centre Pierre-Mendès-France, nom officiel du centre Tolbiac, serait "fermé jusqu'à nouvel ordre".

Des dégradations "de tout ordre"

100 occupants, opposés à la réforme de l'accès à l'université, ont été délogés vers 5 heures par 280 CRS. Une intervention des forces de l'ordre que Georges Haddad avait demandée, "contraint par la succession d'événements parfois graves". 

De fait, les dégradations "de tout ordre" énumérées par le président de l'université sont variées: "Bien sûr les tags (...), mais ils ont détérioré du matériel pédagogique, du matériel de sécurité, des portes ont été détruites..."

La tâche "va être immense" et les dégâts vont "coûter très cher à l'université" ainsi qu'"au contribuable", a-t-il déclaré.

Une intervention sans "aucun blessé"

Georges Haddad a également évoqué certaines violences survenues durant l'occupation des lieux, comme "un agent du centre blessé volontairement aux yeux", "la découverte de cocktails Molotov encore ce matin", ainsi que les risques d'incendie liés à l'utilisation de feux d'artifice". 

Il se félicite que l'opération se soit déroulée "dans le calme, sans incident majeur" et qu'"aucun blessé" ne soit à déplorer. Selon une étudiante présente lors de l'évacuation, les occupants on été "matraqués" et "traités comme des chiens". 

Tous les centres fermés

Par mesure de sécurité, et pour éviter l'occupation d'un autre des 26 centres de Paris-1, Georges Haddad a annoncé la fermeture de "tous les centres": "nous comptons sur le concours des forces de l'ordre (...) pour assurer la sécurité et la sûreté dans tous les centres de notre université."

Malgré les perturbations causées par les mouvements étudiants, il assure que les examens auront lieu: "Nous ferons tout pour qu'ils se passent dans la sécurité, dans la sérénité et dans la dignité".

Benjamin Pierret