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Chaque année, le 119 détecte 26.000 cas de maltraitance sur des enfants

Pour détecter les situations de maltraitance sur des enfants, le numéro d'accueil pour l'enfance en danger existe depuis 25 ans. Chaque année, 300.000 personnes contactent des écoutants, professionnels de l’enfance, pour évoquer une situation d’enfant en danger ou en risque de l’être.

Dans un cas sur 10, c'est un enfant qui appelle le 119, le numéro d'accueil pour l'enfance en danger. Sur les 300.000 appels que reçoit le service chaque année, plus de 26 000 enfants ou adolescents sont repérés par les écoutants du 119 comme étant en danger ou en risque de l’être.

Pour ces situations, le numéro d'accueil pour l'enfance en danger adresse alors une information préoccupante aux services départementaux compétents pour procéder à une évaluation sur le terrain. Dans 6 cas sur 10, la situation de ces enfants n’était pas connue pour des faits de maltraitances.

Un millier de cas devant la justice

Au centre visité par notre antenne, une opératrice a reçu un appel d'une grand-mère. Elle signale que son petit-fils d'un an et demi présente des marques d'hématomes. Le jour même, une équipe est contactée dans le département concerné.

Malgré l'existence de ce numéro gratuit et garantissant la confidentialité des appels, un millier d'affaires de maltraitances sur des enfants sont traitées par la justice chaque année. Rodophe Costantino, avocat d'Enfance et partage, regrette que dans ces cas, "on aurait pu voir, on était au contact de cet enfant mais quand la justice intervient c'est toujours trop tard".

Deux enfants meurent chaque jour

Des cas de maltraitance infantile éclatent régulièrement. L'affaire Fiona, dont les parents sont jugés à partir de ce lundi devant les assises du Puy-de-Dôme, avait fait la une des journaux en 2013. La juge d'instruction chargée de l'enquête assure que la fillette serait morte après un "enchaînement fatal de violences". Son cas est loin d'être isolé, chaque jour deux enfants meurent sous les coups selon les chiffres données en 2013 lors d'un colloque sur le sujet au Sénat.

Plus récemment, une école maternelle de Neuilly-sur-Marne, a été l'objet de soupçons de maltraitance. La directrice et une enseignante ont été suspendues par le rectorat en novembre dernier. 

M.L. avec Cécile Danré