BFMTV

Brigitte Bardot: "Les abattoirs c’est un lieu d’enfer, une abomination"

Brigitte Bardot, le 27 septembre 2007 à Paris.

Brigitte Bardot, le 27 septembre 2007 à Paris. - Eric Feferberg - AFP

Jointe par BFMTV samedi, Brigitte Bardot a dénoncé les conditions de mise à mort des animaux dans les abattoirs, après la diffusion cette semaine d'une nouvelle vidéo choc de l'association de défense des animaux L214 montrant des maltraitances dans l'abattoir intercommunal du Pays de Soule, à Mauléon-Licharre (Pyrénées-Atlantiques).

"Les gens ne se rendent pas compte de ce qu’il se passe dans les abattoirs. Depuis le temps que je dénonce, que je demande qu’il y ait des progrès de faits, les choses ne vont pas assez vite. Les abattoirs deviennent de plus en plus industrialisées. La mort n’est plus artisanale mais industrielle et les choses deviennent absolument insoutenables, inimaginables. La souffrance animale n’a fait qu’empirer", a pointé du doigt la fondatrice et présidente de la Fondation Brigitte Bardot.

Interrogée pour savoir si son message était aujourd’hui mieux entendu par la classe politique, après des années de lutte, l’actrice a répondu par la négative. "Pas du tout, c’est le contraire”, a rétorqué Brigitte Bardot. “Le message est entendu par le public, qui est révolté. Et la classe politique ne fait rien. Que ce soit ceux là, actuellement, ou ceux d’avant, ça ne change absolument rien. Ils ne bougent pas. Pour les politiques, l’animal est un objet de rentabilité, point barre."

Elle a par ailleurs attqué le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll. "M. Le Foll n’a pas réagi au moment d’Alès (au moment de la publication d’une précédente vidéo choc de L214 montrant les pratiques dans cet abattoir, Ndlr), maintenant il réagit, trop tard, alors que depuis quatre mois il aurait dû faire ce qu’il avait à faire c’est-à-dire mettre des caméras pour surveiller ce qui se passe dans les abattoirs. Je vais vous dire, les abattoirs c’est un lieu d’enfer, une horreur, une abomination. Au moins qu’il n’y ait pas cette barbarie."

V.R.