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Attentats de Paris: qui sont les victimes?

Les Parisiens rendent hommage aux victimes des attaques du 13 novembre.

Les Parisiens rendent hommage aux victimes des attaques du 13 novembre. - BERTRAND GUAY / AFP

Des tueries aveugles ont frappé la capitale vendredi. Le bilan de 129 morts reste provisoire. D'une part, car certaines victimes grièvement blessées luttent encore pour la vie, d'autre part, car certaines personnes sont portées disparues. Au fil des heures, les noms des victimes sont révélés.

Ils étaient anonymes venus s'amuser, dîner ou voir un match de football, un concert. Ils étaient des badauds passés au mauvais endroit au mauvais moment, au soir du vendredi 13 novembre. Ils étaient des proches de personnalités connues. Au moins 129 sont tombés sous les balles ou les explosifs des terroristes. Depuis vendredi soir, les hôpitaux tournent à plein régime pour tenter de sauver 99 blessés en urgence absolue.

Au fil des heures, les noms des victimes s'égrainent. Pour d'autres, l'insupportable attente continue. Ils n'ont depuis vendredi plus de nouvelles d'un proche, d'un ami, d'un collègue. Manuel Valls a indiqué dimanche midi que 103 corps avaient été identifiés, mais que 20 à 30 ne l'avaient pas encore été.

Sur Twitter, les avis de recherche se transforment en faire-part de décès

Les réseaux sociaux jouent, en marge du travail de la police, un rôle essentiel pour les retrouver. Les mots clefs #RechercheParis et #RechercheBataclan sont notamment utilisés. Mais au fil des heures le suffixe "#RIP" (Rest in Peace) est malheureusement ajouté à nombre de ces appels.

La cousine du footballeur Lassana Diarra

Il était sur la pelouse du Stade de France pour le match France-Allemagne au moment de l'attaque. Samedi soir, Lassana Diarra a annoncé la mort de sa cousine, Asta Diakite. Selon le joueur de l'Olympique de Marseille, elle "figure parmi les victimes d'une des fusillades".

"Dans ce climat de terreur, il est important pour nous tous, qui sommes représentants de notre pays et de sa diversité, de prendre la parole et de rester unis face à une horreur qui n’a ni couleur, ni religion", a expliqué le sportif dans un tweet posté sur son compte officiel.

Un journaliste des Inrocks, un autre de France 24

Il est mort lors du concert des Eagles of Death Metal, le groupe de rock qui se produisait au Bataclan ce soir-là. Le journaliste avait consacré aux rockeurs sa dernière critique pour Les Inrocks avec qui il collaborait depuis 2008. A 43 ans, il était père de deux filles.

Le groupe californien est quant à lui reparti aux Etats-Unis. Un de leurs techniciens a été tué pendant l'attaque.

Mathieu Hoche, journaliste à France 24 a aussi perdu la vie, indique la chaîne. Comme son confrère des Inrocks, il était père d'un enfant de 6 ans.

Universal Music France en deuil

Pascal Nègre, le patron d'Universal Music France, a tweeté la douleur d'avoir perdu trois collaborateurs qui, eux aussi, assistaient au concert des Eagles of Death Metal. Ils se prénommaient "Thomas, Marie et Manu".

Le Violoniste algérien Kheireddine Sahbi

Un musicien algérien, Kheireddine Sahbi, a aussi été tué lors des attaques de Paris. Il était selon des témoins relayés par Le Matin algérie, au Bataclan.

Des victimes venues du monde entier

De nombreux Français, dont ceux précédemment cités, mais aussi des étrangers, ont été tués pendant les attaques. Le site 7sur7.be a dressé une première liste des victimes, pays par pays. Il est précisé par le média que cette liste nourrie par les annonces de sources diplomatiques "n'est pas exhaustive". 

En marge des hommages officiels, les témoignages d'affection ont afflué du monde entier. "Dors bien mon doux prince", a ainsi tweeté la New-yorkaise Polina Buckley en hommage à Nick Alexander, ressortissant britannique qui était en charge du merchandising des Eagles of Death Metal.