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Assaut de Saint-Denis: les habitants du "48" se battent pour récupérer leurs biens

Trois ans après l’assaut au 48 rue de la République à Saint-Denis, les propriétaires ont manifesté lundi pour tenter de récupérer leurs effets personnels.

Les habitants du 48 rue de la République à Saint-Denis ont trouvé porte close à la mairie de la ville lundi, en venant demander l'accès à leur ancien immeuble.

Evacués lors de l'assaut du raid contre des terroristes du 13 novembre qui s'étaient réfugiés dans l'immeuble, les propriétaires et locataires n'ont pas pu retourner dans leurs logements. Le bâtiment qui fait l'objet d'un arrêté de péril imminent leur est inaccessible. Mais trois ans après, ils aimeraient récupérer leurs biens. 

"On demande qu'on nous laisse récupérer quelques affaires personnelles, j'y tiens beaucoup", explique une ancienne habitante sur BFM Paris. "Nos vêtements ou si on pouvait récupérer les machines à laver, récupérer les affaires, les papiers", poursuit une autre. 

Conflit avec la mairie 

De son côté, la mairie affirme avoir fait le nécessaire pour que les habitants puissent venir récupérer leurs affaires.

"On a fait une proposition aux propriétaires, qu'ils puissent accéder à cet immeuble ou qu'en tout cas on puisse organiser des rendez-vous avec des entreprises de déménagement s'il y a des choses à récupérer pour les occupants de cet immeuble", affirme David Proult, adjoint à la mairie de Saint-Denis.

Ces propositions, locataires et propriétaires assurent ne pas en avoir entendu parler. Il est désormais question que l'immeuble soit détruit puis reconstruit pour le rendre salubre. Une société d'aménagement public s'occupe du dossier, les travaux pourraient coûter jusqu'à 4 millions d'euros. 

Le 18 novembre 2015, le Raid avait lancé l'assaut au 48 rue de la République où des terroristes du 13 novembre dont Abdelhamid Abaaoud, l'un des cerveaux des attaques, s'étaient réfugiés. L'immeuble avait été en partie détruit et 86 personnes s'étaient retrouvées à la rue. Certains habitants avaient fait part de leur sentiment d'abandon face à l'attente de relogement, des mois après l'assaut. 

C. B avec A. Elisabeth, C. Ceccarelli, C. Mesurolle