BFMTV

2000 étudiants réfugiés vont avoir accès aux bourses universitaires

Ministre de l'Enseignement Supérieur française Frédérique Vidal, le 16 janvier 2019.

Ministre de l'Enseignement Supérieur française Frédérique Vidal, le 16 janvier 2019. - Ludovic Marin - AFP

La mesure, dont le coût est estimé à environ 8 millions d'euros, vise les étudiants inscrits dans les formations "DU (diplôme d'université) passerelle - Etudiants en exil".

Le ministère de l'Enseignement supérieur a annoncé vendredi que 2000 étudiants réfugiés, actuellement exclus des bourses universitaires, en bénéficieront à la rentrée prochaine pour mettre fin à "une situation absurde".

La mesure, dont le coût est estimé à environ 8 millions d'euros, vise les étudiants inscrits dans les formations "DU (diplôme d'université) passerelle - Etudiants en exil". Elles sont destinées à favoriser l'intégration des étudiants réfugiés et bénéficiaires de la protection subsidiaire, statut moins protecteur que celui de réfugié, indique le ministère dans un communiqué.

"Commencer ou reprendre des études dans des conditions décentes"

"L'un des enjeux majeurs des étudiants en exil est de pouvoir commencer ou reprendre des études dans des conditions décentes, avec une véritable perspective d'insertion professionnelle et sociale", a déclaré la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, citée dans un communiqué.

Ces étudiants pourront également faire une demande de logement universitaire auprès du CROUS, selon la même, source.

"En ouvrant l'accès à l'ensemble des dispositifs d'aide qu'offre l'État, nous augmentons les chances de succès" de ces étudiants, a ajouté Frédérique Vidal, qui devait s'exprimer en fin de matinée à Strasbourg.

1500 étudiants étrangers réfugiés

Environ 1500 étudiants étrangers, souvent non francophones et qui ont dû fuir des pays ravagés par la guerre ou les conflits, sont actuellement inscrits à ce diplôme, recevant notamment des cours de langues, selon le ministère de l'Enseignement supérieur. Le nombre d'universités dispensant cette formation doit passer de treize actuellement à trente à la rentrée 2019, à la suite de cette annonce.

Or, paradoxalement, ce DU ne fait actuellement "pas partie (...) des formations éligibles aux aides sociales distribuées par le réseau des CROUS", notamment les bourses sur critères sociaux, explique le communiqué du ministère, ajoutant qu'à la rentrée prochaine, environ 2000 étudiants pourraient bénéficier de ces bourses universitaires, délivrées sur critères sociaux.

"En prenant cette mesure, (Mme Vidal) souhaite mettre fin à (cette) situation absurde" puisque "les étudiants réfugiés et bénéficiaires de la protection subsidiaire sont majoritairement inscrits" dans ce diplôme, précise son ministère.
Salomé Vincendon avec AFP