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Voyage vers Mars: les femmes feraient de meilleures candidates

Photo prise pendant la simulation de vie martienne de la mission Hi-Seas, à Hawaii.

Photo prise pendant la simulation de vie martienne de la mission Hi-Seas, à Hawaii. - NASA

Pour la journaliste scientifique et écrivaine californienne Kate Green, il vaudrait mieux envoyer des femmes pour un voyage vers la planète Mars. Pour plusieurs raisons selon elle.

Si une écrasante majorité d'astronautes sont des hommes, la première mission habitée vers Mars devrait être constituée exclusivement de femmes, selon l'auteure scientifique Kate Greene. Pourquoi? Car elles ont un avantage métabolique certain par rapport aux hommes, indique-t-elle à Slate. Les femmes dépensent moins d'énergie et donc ont moins de besoins, ce qui constitue un avantage évident.

Déjà presque Mars, à Hawaii

Pour se permettre de parler ainsi, Kate Greene s'appuie, certes sur son sens logique, mais aussi et surtout sur sa participation à une mission de simulation de vie martienne appelée Hi-Seas (pour Hawaii Space Exploration Analog and Simulation). Cette expérience au long cours menée par la Nasa réunissait trois femmes et trois hommes. Ils ont passé quatre mois dans un dôme à Hawaii et ne devaient quitter leur abri qu'après avoir revêtu leur combinaison spatiale. Une gestion très stricte de la nourriture sur le long terme, comme de l'eau, des communications difficiles ponctuées de black-out faisaient aussi partie intégrante de l'exercice mené dans un environnement désertique à 2.440 mètres d'altitude. La troisième et dernière mission de ce programme s'est déroulée du 17 octobre 2014 au 15 juillet 2015.

Des besoins mieux circonscrits en n'engageant que des femmes

Les arguments de Kate Greene font sens au regard des faits qu'elle énonce. "Semaine après semaine, les trois membres d'équipage féminins ont dépensé en moyenne moins de la moitié des calories de trois membres masculins de l'équipage. Moins de la moitié!", insiste-t-elle. "Nous faisions tous 45 minutes d'exercice, cinq jours consécutifs par semaine, mais nos métabolismes sont calibrés de manière radicalement différente", fait-elle encore valoir. Elle relève que s'il était rare pour une femme de brûler plus de 2.000 calories par jour, les hommes dépassaient régulièrement les 3.000.

Sa conclusion est que l'envoi de femmes sur Mars serait moins cher et plus facile à réaliser que celui d'hommes. Les femmes mangent moins de nourriture et ne reviennent pas chercher une seconde portion, contrairement aux hommes.

Le coût d'une mission habitée vers Mars étant actuellement estimé à 100 milliards de dollars, toute économie sera effectivement la bienvenue.

David Namias