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Canicule: un événement précoce et "d'une intensité maximale" pour Météo France

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En milieu de semaine prochaine, le mercure devrait grimper jusqu'à 40 degrés dans certaines parties de la France. Aucune vague de chaleur n'a été aussi précoce depuis celle du 18 au 28 juin 2005. Et l'épisode à venir s'annonce encore plus intense, avertit Météo France.

Jusqu'à 40°C en journée, 25°C la nuit. Une canicule exceptionnelle par sa précocité et son intensité devrait s'abattre sur l'Hexagone à partir de lundi prochain et ce, pour six jours minimum, avertit Météo France.

"On attend une canicule qui va concerner plus de la moitié de la France, d'une intensité maximale: le jour le plus chaud atteint sera comparable à 2003, pas très loin en tout cas", a annoncé le météorologue François Gourand lors d'une conférence de presse.

"Cette canicule s'annonce sans précédent pour un mois de juin" et des records de chaleur pour cette période devraient être battus, a poursuivi le prévisionniste. "Depuis 1947, seule la vague de chaleur du 18 au 28 juin 2005 avait été aussi précoce. L'épisode attendu s'annonce bien plus intense, sans précédent au mois de juin".

15.000 morts en 2003

Dès dimanche, le thermomètre devrait grimper au-dessus des 30°C "sur une grande partie du pays", indique Météo France, avec de l'air chaud venant du Maghreb et d'Espagne. La canicule va d'abord toucher "des régions du centre au nord-est du pays", a fait savoir François Gourand. A partir de mardi, "on attend 35 à 40°C (sous abri) sur la grande majorité des régions", selon un communiqué. "Ces très fortes chaleurs pourraient persister jusqu'au week-end suivant notamment sur la moitié est", prévient l'institut de prévisions météorologiques.

Mercredi et jeudi - jour estimé de pic des températures-, seule la façade maritime allant du Pas-de-Calais à la Loire-Atlantique et la Corse devraient rester sous la barre des 35°C. Les températures demeureront très élevées la nuit, offrant peu de répit: "Le mercure ne descendra pas sous la barre des 20°C sur une bonne partie du pays". 

Mais par rapport à la canicule d'août 2003, qui avait provoqué une surmortalité de 15.000 personnes, la végétation, des sols encore relativement humides et la mer fraîche pourraient toutefois jouer un rôle atténuateur.

Ambre Lepoivre avec AFP