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Vaccination: le généticien Axel Kahn déplore une trop grande prudence

Le président de la Ligue contre le cancer estime que la stratégie vaccinale est trop lente, renforcant, selon lui, les doutes de la population envers les vaccins.

Le généticien Axel Kahn a regretté mercredi que le gouvernement n'adopte pas une stratégie plus offensive pour persuader les Français de la nécessité de se faire vacciner contre le Covid-19.

La stratégie prudente du gouvernement "n’est pas adaptée à une situation qui est très périlleuse", souligne sur Europe 1 le président de la Ligue nationale contre le cancer, alors même, dit-il, qu'il y a en France entre 30 et 35% de "vaccino-sceptiques".

Vacciner "le plus tôt possible"

Axel Kahn appelle à cibler les "personnes terriblement hésitantes". "Il faut certainement leur apporter la vérité et la transparence, mais également de l'enthousiasme", ajoute-t-il, reprochant à l'exécutif d'"avancer à tout petit pas".

Avec cette attitude, "on va les convaincre qu’en effet, si on va si lentement, c’est qu’on n’est pas sûr de soi et qu’il y a un danger", observe-t-il.

"Il faut protéger le peuple Français et les personnes fragiles. Et faire vacciner les soignants en priorité", poursuit le président de la Ligue nationale contre le cancer, lui-même décidé à se faire vacciner "le plus tôt possible".

"Montrer l'exemple"

Sur la chaîne Cnews, le professeur Philippe Juvin, chef des urgences à l'hôpital Georges Pompidou, a regretté pour sa part que la France "n'ait pas de stratégie vaccinale".

"A titre individuel, j'aimerais être vacciné, pour montrer l'exemple, et dire aux gens: on ne meurt pas du vaccin, on meurt du Covid, et quand on ne meurt pas, on fait des formes lourdes qui sont très invalidantes".

"Si j'étais le premier ministre, je me ferais vacciner", a-t-il ajouté.
J.C. avec AFP